Athlétisme – Debriefing : Meeting international : analyse des failles et nouvelles résolutions

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Qu’est-ce qui a marché lors du 5e Meeting d’Afrique des épreuves combinées et le Meeting international de Maurice les 13 et 14 avril à Bambous ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Quels sont les secteurs qu’il faudra améliorer ? Quelles sont les conditions supplémentaires qu’il faudra réunir pour que cette manifestation soit enfin le succès escompté ? Ce sont les questions que s’est posées le comité organisateur lors du debriefing tenu jeudi en fin d’après-midi au stade Maryse-Justin.

Vivian Gungaram, secrétaire de l’Association mauricienne d’athlétisme (AMA), rappelle d’emblée à ses collaborateurs – membres du comité directeur, techniciens, officiels, personnel administratif – qu’il avait tout coordonné « jusqu’à la dernière minute », sachant qu’il serait en mission à l’étranger les 13 et 14 avril. Les deux compétitions avaient été programmées initialement pour le 1er avril mais l’AMA a agréé finalement à la demande de la Ligue réunionnaise d’athlétisme pour un meeting succédant au leur afin que les dates coïncident et que les deux îles profitent de la présence dans la région d’athlètes venus d’Europe.

Le point positif, souligne Vivian Gungaram, est qu’une trentaine d’athlètes ont fait le déplacement de La Réunion vers Maurice et que les frais ont été moindres que ceux qu’il aurait fallu encourir s’ils étaient venus d’Europe. Les retombées négatives de l’opération ont été l’absence des athlètes sud-africains, des habitués du rendez-vous mauriciens, en raison de la tenue de leurs championnats nationaux les 13 et 14 avril. La participation est obligatoire à ces championnats s’ils veulent représenter l’Afrique du Sud à des compétitions internationales par la suite. Les athlètes d’Afrique australe licenciés dans les clubs sud-africains ont également fait l’impasse sur l’escale mauricienne.

Les entraîneurs de la Confejes, avec lesquels Vivian Gungaram a eu une réunion de travail jeudi matin, ont exprimé le vœu de revenir l’année prochaine et d’animer un nouveau stage à l’intention des espoirs de l’océan Indien. Ce camp d’entraînement se tiendrait avant le meeting international au lieu du début d’avril et permettrait aux athlètes de se rendre à La Réunion puis d’émarger au rendez-vous mauricien au stade Maryse-Justin cette fois si la piste est réhabilitée. Cela aura aussi un impact positif sur le budget consacré aux billets d’avion. Stéphan Buckland, président du comité organisateur, a suggéré que les Australiens, dont la saison se termine fin mars-début avril, soient invités au meeting de même que quelques athlètes asiatiques. La présence des Sud-Africains est un must, a-t-il insisté.

Au chapitre des cafouillages enregistrés les 13 et 14 avril dernier, l’AMA a pris note de « l’absence de résultats » le premier jour de la compétition. Certains invités étrangers n’avaient pu obtenir copie des résultats complets. Le processus doit être informatisé et le traitement de l’information maîtrisé à cent pour cent, remarquent les organisateurs. Les efforts de la cellule marketing par ailleurs n’ont pas porté les fruits escomptés. Il a été convenu de « lancer la machine » dès septembre prochain.

Epreuves internationales jeunes en 2013


Un meeting international qui s’étend sur deux jours est nettement trop long, ont reconnu les participants au debriefing. En Europe, une telle compétition ne dure tout au plus que 1h30. Ils ont à l’unanimité souhaité que les six voire sept épreuves internationales constituent le programme de la deuxième journée. Cela aurait pour résultat de braquer tous les regards sur les épreuves phares.

La contribution positive des athlètes qui ont pris part au décathlon, à l’heptathlon et à l’octathlon au succès de la compétition a été saluée par tous. Ces épreuves seront maintenues et l’idée a été émise de faire de l’octathlon réservé aux cadets une épreuve régionale réunissant les meilleurs malgaches, réunionnais et seychellois, histoire de donner plus de punch aux concours et des points de repères intéressants aux meilleurs locaux. Des épreuves internationales jeunes devraient aussi être incluses au programme.

Le volet spectacle a été jugé « fade » alors qu’il pourrait constituer un temps fort de cette manifestation s’il met en scène une vedette et des jeunes de la région et draine vers les gradins, désespérément vides la semaine dernière, une foule qui profiterait et du spectacle artistique et du spectacle athlétique. Les gradins vides s’expliquent par le manque d’implication des régions alors que l’AMA avait décidé de mettre des bus à leur disposition. Le manque d’implication de certains dirigeants a aussi été décrié.

Ce qui a conduit les organisateurs à envisager la possibilité de « vendre la destination Maurice » à l’avenir et de coupler l’organisation du meeting avec des camps d’entraînement voire d’en faire l’une des offres d’un package qui marierait sport et tourisme. Des primes seraient offertes aussi pour l’amélioration des records du meeting.

Les entraîneurs étrangers ont félicité les officiels mauriciens pour leur gestion de ces deux jours de compétition, avons-nous appris jeudi. La tenue du 100 m dans la ligne opposée s’est avérée judicieuse dans la mesure où cela a permis de contrecarrer les effets néfastes du vent de face et créé les conditions pour la réalisation de bons chronos.

L’organisation de ces deux jours de compétition a coûté Rs 1,944 millions, somme qui a été réunie grâce à l’apport du ministère de la Jeunesse et des Sports (Rs 600 000) et des sponsors Lucozade, PADCO, Vital et EGP.

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