Atelier de travail - Le COM encourage les femmes à assumer plus de responsabilités

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La commission Femme et Sport du Comité olympique mauricien (COM) a organisé un atelier de travail sur le thème Empowering women for leadership à l’intention des fédérations sportives les 27 et 28 novembre au Gymkhana Club à Vacoas.

Cet atelier de travail a réuni une trentaine de femmes membres des fédérations sportives qui étaient dix-neuf à avoir répondu à l’invitation de la commission Femme et Sport du COM. Les thèmes abordés durant ces deux journées de réflexion étaient les finances, la négociation, le leadership, la communication, la rédaction d’un projet, les levées de fonds et la gestion du temps entre autres. Les intervenants ayant assuré la formation des participantes sont Bruneau Woomed, directeur de Financial Sense, Georgina Ragaven, directrice de Star Connexions, et Benoît Maingard, de Maingard &amp Associates.

Le président du COM, Philippe Hao Thyn Voon, a mis l’accent à cette occasion sur l’importance d’avoir plus de femmes dans les postes où sont prises des décisions. Il s’est appesanti sur la nécessité de valoriser leur contribution dans le domaine du sport et de garantir par la même la conservation de leur capital motivation.

«Ce séminaire est en droite ligne avec les objectifs du Comité international olympique (CIO) qui encourage et soutient la promotion de la femme dans le sport à tous les niveaux et dans toutes les structures, surtout dans les postes de prise de décision, afin que soit réalisé le principe d’égalité homme-femme», déclare Aarti Gulrajani-Desscann, responsable de la commission Femme et Sport du COM.

«Nous avons voulu donner à toutes ces femmes les outils nécessaires afin qu’elle soient motivées et qu’elles aient davantage confiance en elles-mêmes. Elles pourront ainsi assumer plus de responsabilités dans les fédérations et surtout occuper des postes clés, alors qu’approchent les prochaines élections», ajoute-t-elle.

Le CIO a suggéré aux fédérations internationales et nationales d’avoir au moins 20 % de femmes dans les postes de décision dans les années à venir. 30 % des fédérations internationales ont déjà atteint le barème de 20 %. Par contre au niveau local, la plupart des fédérations comptent en moyenne 10 à 15 % de femmes au sein des comités exécutifs. «Nous avons encore du travail à faire, car certaines fédérations n’ont même pas de femmes dans leur comité exécutif. La commission Femme et Sport a commencé à rencontrer les fédérations pour leur expliquer l’importance d’avoir plus de femmes au sein de leur comité exécutif», explique Aarti Gulrajani-Desscann.

Par contre, pour ce qui est de la participation de la femme dans les activités physiques et surtout des Jeux olympiques, ce pourcentage a augmenté de façon progressive. «On est arrivé presque à une parité homme-femme grâce notamment aux mesures prises par le CIO pour augmenter le nombre de femmes», souligne notre interlocutrice. Toute nouvelle discipline figurant aux Jeux olympiques doit obligatoirement proposer des épreuves féminines. «En cyclisme, on a enlevé des épreuves masculines pour faire de la place à des épreuves féminines. Il y a au l’introduction de la boxe féminine. Les pays qui envoient des délégations aux Jeux doivent obligatoirement y inclure des femmes. Aux derniers Jeux de Londres, nous avons eu presque une parité homme-femme», se réjouit Aarti Gulrajani-Desscann.

Les fédérations d’athlétisme, de badminton, de boxe, d’équitation, de golf, d’haltérophilie, de judo, de karaté, de lutte, de natation, de pétanque, de sumo, de taekwondo, de tennis de table, de tir à l’arc, de triathlon, de volley-ball, entre autres, étaient représentées à cet atelier de travail.

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