Association pour la Promotion de la Santé: Audrey Hardy s’en prend aux journalistes

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L’Association pour la Promotion de la Santé (APSA) a tenu une conférence de presse, ce 22 décembre, à l’hôtel St Georges, à Port-Louis.
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Elle y a premièrement présenté sa campagne «Flag Day» (du 22 au 24 décembre 2009), collecte de fonds pour financer l’APSA Diabetes Care Centre, une structure de soins adaptés pour les diabétiques dont la première phase devrait ouvrir ses portes dans quelques mois. Deuxièmement, ses objectifs, ses réalisations en cours et son action stratégique pour 2010.

Cette conférence de presse a été essentiellement conduite par Audrey Hardy, présidente de l’APSA et aussi une des responsables de l’Eglise Chrétienne. On retiendra, tout au long de son intervention, la colère et l’amertume difficilement dissimulées derrière chacune de ses paroles, plutôt des réfutations.

Car Audrey Hardy est très fâchée contre la presse. Cette rencontre avec la presse était marquée par une série d’allusions aux journalistes.&nbsp «Les journalistes critiquent facilement, mais que font-ils, eux, pour aider les autres? C’est trop facile de critiquer», soutient-elle. Elle fera d’ailleurs part, au cours de son allocution, de son incompréhension sur le fait que la presse aurait publié des articles basés sur les dires «d’étrangers qui viennent à Maurice et qui font des allégations». Une référence, sans doute, au père de Hayley Goddard.

« Il n’y a pas eu de rapport alors que l’APSA avait collaboré à cette procédure qui a duré… trois ans! On ne peut penser que des parlementaires responsables auraient attendu trois ans s’ils avaient trouvé quelque chose à nous reprocher et n’aurait pas relancé la procédure après les élections», déclare-t-elle par rapport au Select Committee qui a été institué par le gouvernement PTr-MMM.

Et d’ajouter, «Si l’APSA était dans l’illégalité, les tribunaux auraient été saisis et l’association aurait été sanctionnée».

Audrey Hardy martèle que l’APSA «œuvre auprès des diabétiques». Elle souligne que la prévalence du diabète est très élevée à Maurice. Un Mauricien sur cinq est diabétique. Le diabète engendre des maladies au niveau des yeux, du cœur, des reins et des pieds.

Après les quelque soixante minutes de la conférence de presse où «diabète», «souffrance du diabétique», «aider les diabétiques» étaient des leitmotivs, Audrey Hardy veut absolument faire comprendre que la seule préoccupation de l’APSA est le bien-être des diabétiques. «Nous prenons soins des patients peu importe leurs croyances religieuses, milieux ou origines. La maladie n’a pas de couleur », affirme Audrey Hardy.

L’APSA se veut transparente. Elle se présente comme une équipe pluridisciplinaire, constituée de personnes «hyperspécialisées» dans le traitement du diabète et constamment formées. De 2007 à 2009, l’APSA a effectué des tests de dépistage du diabète auprès de 5 644 personnes, éduqué 300 personnes sur le diabète et a reçu, de 2008 à 2009, plus de 700 patients.

De plus, l’APSA compte lancer le Diabetes Care Center (première phase) en mars 2010, un «one-stop shop», un lieu où les diabétiques seront «conseillés, vu, suivis et soignés», où ils seront «éduqués».

Poussant la transparence plus loin, l’APSA détaille le financement de son centre de soins pour les diabétiques. Sa construction coûtera Rs 18, 423,970 au total. L’APSA dispose déjà de Rs 11,272,815, issues, assure Audrey Hardy, de ses collectes de fonds, tombolas et de dons divers.

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