Assemblée des délégués du MMM: la répartition des tickets avec le MSM préoccupe

Avec le soutien de

Alan Ganoo et Paul Bérenger à la mairie de Quatre-Bornes l’an dernier, pour l’assemblée des délégués du MMM.

L’assemblée des délégués du MMM se tient ce dimanche 16 février à Belle-Rose. Les militants attendent du leader qu’il clarifie la question de la répartition des tickets avec le MSM. «Tout le monde au sein du parti veut être candidat. Et ministre…»

 
La salle des fêtes de la mairie de Quatre-Bornes, à Belle-Rose, sera le centre de gravité des mauves ce dimanche 16 février. Deux jours après la Saint-Valentin, Paul Bérenger, le leader historique du Mouvement militant mauricien (MMM), devra faire le point sur l’état de ses amours avec sir Anerood Jugnauth et son fils, Pravind, devant une assemblée des délégués qui promet d’être particulièrement animée.
 
Entre demi-vérités et rumeurs qui circulent sur la place, le chef de l’opposition aura à s’expliquer sur des points qui fâchent. Surtout aux «militants coaltar», minoritaires et râleurs, sur la question de la répartition des tickets dans certaines circonscriptions fermement attachées à ses députés. Qui plus est, cette grande réunion ayant été appelée un an après la ratification du Remake 2000.
 
Parmi les délégués qui feront le déplaceront aujourd’hui, il y a ceux qui souhaitent que le parti garde des candidats dans les circonscriptions où il fait son nid depuis les élections législatives de 2010. D’autant qu’ils sont nombreux à être encore «traumatisés» par le fait que le MMM se soit retrouvé en minorité vis-à-vis du MSM à l’Assemblée nationale après la cassure à l’issue des élections de 2005.
 
Afin de ménager le chou et la chèvre, Bérenger devra user de tout son charme et sa gouaille pour faire un exposé sur la realpolitik à ses militants. Le MMM ayant passé un accord de principe avec le Mouvement socialiste militant (MSM) sur la base des négociations de 2000, il est bien forcé à faire des concessions, quitte à sacrifier quelques têtes. Même prometteuses.
 
L’indispensable «bolom»
 
«Tout le monde au sein du parti veut être candidat. Et ministre», souffle un cador du MMM. «Bérenger leur a fait comprendre que si c’est comme ça, le mieux serait que le parti aille seul aux élections… Mais ce n’est évidemment pas faisable», avance notre interlocuteur. Le MSM reste donc la meilleure option pour le MMM d’accéder de nouveau à l’Hôtel du gouvernement.
 
«C’est indéniable. Sans sir Anerood, il sera difficile au MMM de renverser Navin Ramgoolam. Le parti a besoin du bolom pour réunir les hindous derrière le Remake», fait ressortir un autre dirigeant du parti.
 
Le MSM et le MMM mettent, ces derniers jours, la dernière main à la liste de leurs 60 candidats pour la prochaine joute. Malgré les grandes promesses, il y a peu de place pour les jeunes : un des «jeunes» qui sera vendu à l’électorat est Atma Bumma, ancien nominé à la station de radiotélévision nationale, propriétaire d’une chaîne de restaurants et la quarantaine bien entamée.
 
Ainsi, depuis peu, les attentes des députés et de ceux qui ont travaillé au sein d’une circonscription particulière sont mises sur la balance. François Labelle, par exemple, pourrait ne pas être candidate mais nommée à l’étranger en cas de victoire. Il ne faut pas oublier une spécificité bien mauricienne : chaque candidat est choisi en fonction de l’ethnie de la population d’une circonscription.
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