Ashok Subron: «Le MMM affiche son conservatisme en réclamant 4 députés BLS»

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Réagissant aux diverses prises de position politique suite à la décision du Comité de l’ONU, Ashok Subron maintient que cette décision est une victoire pour Rezistans ek Alternativ.

La décision du Comité représente, soutient l’animateur de Rezistans ek Alternativ, une gifle magistrale infligée au MMM et à Paul Bérenger. «Ce parti affiche son conservatisme et bloque toute réforme électorale qui ne soit pas communale en réclamant le maintien de quatre députés désignés sous le mode du Best-Loser System (BLS)», précise Ashok Subron. Il poursuit en affirmant que ce parti, qui a incarné la lutte contre le sectarisme dans les années 1970, prend, aujourd’hui, des positions contradictoires.

«Paul Bérenger, lors de sa conférence de presse du samedi 8 septembre, défend la logique communale et a injustement attaqué Rezistans ek Alternativ. Nous n’avons jamais induit qui ce soit en erreur. Nous laissons aux jeunes, aux travailleurs et à l’intelligentsia de ce pays de juger le leader du MMM», lance Ashok Subron. Il appelle également les ailes jeunes des partis comme le MMM, le MSM et le PTr de s’aligner en faveur de son mouvement.

Ashok Subron qualifie de victoire la décision du Comité des Droits humains des Nations-Unies, malgré la réaction des partis politiques traditionnels. «Nous avons, aujourd’hui, la possibilité d’écrire une nouvelle page de notre histoire», estime, à cet effet, l’animateur de Rezistans ek Alternativ.

Il rappelle que c’est la première fois, depuis notre accession à l’indépendance, qu’une instance internationale se prononce sur notre système électoral. «Le Comité a stipulé que l’obligation de déclarer son appartenance ethnique représente une violation de l’article 25 (b) de l’International Civil and Political Rights Covenant que Maurice a signé», souligne Ashok Subron.

Pour ce dernier, de par son rapport, le Comité de l’ONU démontre clairement que le système politique mauricien entraîne une violation des droits humains fondamentaux. «C’est ce que les juges Balancy et Rehana Gulbul avaient aussi démontré», ajoute Ashok Subron.

Pour lui, l’Etat mauricien ne peut aujourd’hui affirmer qu’il n’est pas lié par une décision du Comité de l’ONU. «L’Etat a la responsabilité de changer le système électoral… Cela alors que ce même Etat a aboli toute forme de classification communale dans le processus de recensement de la population depuis plus de 40 ans», explique Ashok Subron.

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