Arrestation de Johnson Roussety : Pravind Jugnauth dément toute ingérence politique

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Le ministre des Finances et du Développement économique a commenté, hier, lundi 20 décembre, les accusations portées par le chef commissaire de Rodrigues à l’encontre du gouvernement. Johnson Roussety s’était plaint d’avoir été victime d’un complot du gouvernement central.

«Il n’y a aucune machination politique dans l’arrestation de Johnson Roussety par l’Independent Commission Against Corruption», déclare Pravind Jugnauth. Le ministre qui répondait aux questions de la presse sur les accusations à peine voilées du chef commissaire de l’Assemblée régionale de Rodrigues (ARR) affirme qu’il n’y a aucun lien entre les critiques de l’accusé sur le budget et son arrestation.

«Il ne faut faire aucun lien entre le budget, les discussions que j’ai eues avec les représentants de l’ARR et ce qui se passe actuellement au niveau de la justice. Je dis cela parce que je vois que Johnson Roussety essaye de faire un amalgame. Si la justice trouve qu’il y a un prima facie case, elle doit faire son travail», soutient Pravind Jugnauth.

Le chef commissaire de Rodrigues, arrêté et libéré sous caution le vendredi 17 décembre, accuse l’Hôtel du gouvernement d’avoir «manigancé» son arrestation. «C’est une action légale ridicule et complètement farfelue. Une machination qui a été montée de l’Hôtel du gouvernement. Certaines personnes à l’ICAC ont reçu leurs instructions depuis l’Hôtel du gouvernement et le ministère des Finances», avait-t-il allégué à sa sortie du tribunal.

Une initiative qui porte, selon lui, l’empreinte de l’un des leaders de l’Alliance au pouvoir et dont les bureaux se situent à l’Hôtel du gouvernement, cela, ajoute-t-il «quelques jours seulement après ma prise de position contre le budget de Pravind Jugnauth». Il a plusieurs fois fait référence à «cette personnalité qui se trouve à l’hôtel du gouvernement».

Johnson Roussety avait été traduit en justice suite à une plainte de l’ancien Island Executive, Jean-Claude Pierre-Louis. Ce dernier s’était plaint d’avoir subi des pressions du chef commissaire dans le cadre du recrutement de 200 travailleurs par l’administration rodriguaise.

Le chef commissaire a retrouvé la liberté après avoir payé une caution de Rs 40 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 150 000.

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