Arrêté pour blanchiment et possession de Subutex, Mahmet retrouve la liberté

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Appréhendé en l’espace de sept jours pour blanchiment d’argent provenant de la vente de Subutex et de possession de Rs 500 000 de ce médicament considéré comme une drogue, Mohamed Ali Haulkhory, dit Mahmet, a été remis dans la circulation.

Onze jours à peine après avoir été arrêté en possession de près de Rs 500 000 de Subutex, Mohamed Ali Haulkhory, dit Mahmet, a retrouvé la liberté contre une caution.

Agé de 33 ans, ce présumé baron du trafic de ce médicament de substitution à l’héroïne entre Paris et Plaisance avait été interpellé le lundi 14 mars dans sa villa cossue à Petit-Raffray avec 490 comprimés. Il se trouvait à ce moment-là en compagnie de sa compagne Marie Lucie Jenny Jane Mestry.

Originaire de Batterie-Cassée, un faubourg de Port-Louis, Mahmet était alors en liberté conditionnelle relativement à une affaire de blanchiment de 10 000 euros, soit Rs 410 000, fortement soupçonné de provenir du trafic de Subutex. Il avait été intercepté sept jours plus tôt par une équipe de la brigade anti-drogue de Plaine-Verte à Nouvelle-France alors qu’il était en route pour l’aéroport, étant sur le point de prendre un vol pour Paris.

Connu des services de police pour son rôle dans les réseaux de distribution de Subutex dans les faubourgs de Port-Louis, l’homme a échappé à deux fois lors de deux grosses saisies évaluées à Rs 19 millions. En mars 2010, il avait été aperçu à proximité de l’hôtel où la brigade anti-drogue avait monté une opération de livraison contrôlée avec le passeur français Yoann Pierre Vincent Placais, un voisin de Sivom Paupiah, à Paris.

Le serveur avait débarqué dans l’île avec Rs 11 millions de Subutex mais c’est Wensley Louis Jasmin, dit Coco, un des premiers suspects dans l’assassinat de Denis Fine, autre maillon du trafic, qui avait été arrêté lorsqu’il est venu prendre livraison de la drogue. Mahmet s’est ensuite signalé trois mois plus tard ans la saisie de Rs 8 millions de Subutex, 13 000 euros, soit 527 000, et des explosifs chez son beau-frère Mohamed Jameel Komul.

Le chauffeur de taxi avait commencé à le dénoncer mais a fini par se rétracter quand son avocat s’est amené. Mahmet est surveillé de près par la brigade anti-drogue, étant soupçonné d’être le cerveau d’un vaste réseau dans lequel fait parti le beau-frère de sa concubine, le Français Grégory Christophe Georges Blaise, interpellé dans l’affaire de la valise de drogue de Sivom Paupiah saisie sur le terrain de golf de l’hôtel Maritim en décembre 2009.

Le&nbsp français Tariq Afflelou, le Français avait déclaré à la police que cette valise et tout ce qu’elle contenait, à savoir le passeport de Sivom Paupiah et de sa compagne, la cousine de Sada Curpen, leur appartenait. Ce qui avait poussé la brigade anti-drogue de Plaine-Verte de permettre au couple de rallier Paris via La Réunion en quatrième vitesse.

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