Anil Gayan lance son parti politique le Front National Mauricien

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Le Front National Mauricien (FNM) est le nouveau parti du paysage politique. Arborant une «idéologie nouvelle», ses membres se décrivent comme indépendants.

Le FNM se veut à l’antipode des autres partis existants à Maurice. Le FNM n’était au départ qu’un simple groupe de réflexion animé par Anil Gayan. Un groupe qui s’est aujourd’hui mué en un parti politique. «Nous avons senti que le moment était venu», explique Anil Gayan, le leader du FNM. La principale motivation de ce parti est de transformer le paysage politique local. «Que nous soyons plus enfermé dans une prison de pensée où le Parti Travailliste (PTR), le Mouvement Militant Mauricien (MMM) et le Mouvement Socialiste Mauricien (MSM) dictent leurs lois», ajoute-t-il.

L’idéologie du FNM dépasse le simple fait de vouloir rivaliser avec «Ramgoolam, Bérenger et Jugnauth, les trois familles qui ont dirigé le pays en 40 ans». Mais de redonner une démocratie aux Mauriciens. «Ces trois partis n’ont fait que trahir le peuple mauricien. Ils recherchent tous des avantages», explique Anil Gayan. Ce dernier cite en exemple le cas d’Anerood Jugnauth qui s’était fait humilier lors de la prestation de serment du nouveau gouvernement en 2005. Et qui, en 2008, a accepté un nouveau mandat de président sous ce même gouvernement. «L’action de SAJ nous a prouvé que le MSM fera une alliance avec le PTR», soutient Anil Gayan.

Mais, contrairement à la majorité des partis politiques locaux, le FNM affirme qu’il ne fera pas d’alliance avec les autres partis et qu’il n’écoutera jamais les voix sectaires telles que la Voice of Hindu (VOH), le Zamzam ou encore la Voix Créole. «C’est dans l’intérêt national que nous ne ferons pas d’alliance. Nous défendrons les valeurs telles que l’égalité des chances et la méritocratie. Pour que tous les enfants de Maurice puissent réaliser leurs rêves», affirme le leader du FNM.

Hassen Rojoa, qui est aussi membre du FNM, confie être fier d’assister à la naissance de ce parti. « En 1982, le MMM et le PSM avaient donné tant d’espoir aux Mauriciens. Mais, en 30 ans de Ramgoolam/Jugnauth/Bérenger, Maurice n’a pas beaucoup avancé. Il est temps que cela change. J’aime mon pays et c’est pour cela que je serais maintenant un acteur et non un simple spectateur de la politique locale», explique Hassen Rojoa.

Le FNM misera énormément sur la jeunesse mauricienne et compte beaucoup de jeunes dans ses rangs. Ils utiliseront les nouveaux médiums de communication pour passer leurs messages tels que l’internet, la Web Radio et TV. Des rassemblements à travers l’île sont aussi prévus dans les semaines qui suivent.

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