Amendements aux lois du travail: les syndicalistes «prêts à tout» pour les contrer

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Les amendements proposés aux deux lois du travail suscitent la «révolte» des syndicalistes. Ces derniers envisagent par «tous les moyens possibles» d’empêcher un éventuel vote au Parlement, mardi prochain. Ils réclament le retrait de ces deux documents, de l’Assemblée nationale.

«Il n’est pas question que ces deux projets de lois déposés soient votés. Il faudra nous passer sur le corps!», s’insurge Ashok Subron, un des dirigeants de la plate-forme contre les nouvelles lois du travail. Ce mouvement de protestation syndicale est composé des membres du General Workers’ Federation (GWF), du Joint Negociating Panel (JNP) de l’industrie sucrière et de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU). Les syndicalistes ont tenu un point de presse, ce vendredi 14 décembre 2012 au siège du GWF, à Port-Louis.

La classe syndicale se mobilise pour dire non aux amendements apportés aux deux lois du travail. Il est prévu que ces derniers soient présentés et votés à l’Assemblée nationale, ce mardi 18 décembre. Ce même jour, les syndicalistes se donnent rendez-vous au centre social Marie Reine de la Paix, à Port-Louis pour décider spontanément de la marche à suivre, au cas où les deux lois seraient votées. Selon eux, une grève, dans tous les secteurs clé, n’est pas écartée.

Ce point de presse était marqué par l’irritation des syndicalistes envers le ministre du travail. Ils se disent indigner envers Shakeel Mohamed et l’accusent de faire le «jeu des employeurs».

Premièrement, Ashok Subron prend comme exemple «la clause qui figure dans le nouveau Employment Relation Act qui stipule que pour tout exercice de vote en faveur de la grève, une application doit se faire auprès de l’Employment Relations Tribunal et non à la Commission Conciliation et Médiation». Le syndicaliste affirme également que les nouvelles lois viennent porter préjudice au droit de grève des travailleurs.

«De plus, ces amendements viennent rendre caduque l’accord entre la Mauritius Sugar Producers Association et le JNP. Nous constatons que toutes les propositions faites par l’employeur lors des négociations d’août dernier ont été adoptées comme amendements. Quand y a-t-il eu des discussions avec les syndicalistes à propos de ces amendements ? Le ministre en a peut-être discuté avec les patrons en catimini», poursuit Ashok Subron.

L’autre dirigeant de la plate-forme syndicale, Serge Jauffret, parle, pour sa part «d’insulte faite par Shakeel Mohamed»aux travailleurs du pays et soutient que les amendements font reculer la classe des travailleurs.

Les syndicalistes cherchent également l’intervention du Premier ministre, Navin Ramgoolam. D’ailleurs, une lettre sera adressée au chef du gouvernement dans les jours à venir. La plate-forme dit aussi avoir contacté plusieurs parlementaires du gouvernement et de l’opposition. Une rencontre est d’ailleurs souhaitée avec le leader de l’opposition, Paul Bérenger.


 

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