Allégations de brutalités policières : un jeune homme de 22 ans se plaint d’avoir perdu son emploi

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Gérard Brasse (photo), 22 ans, allègue avoir été victime de brutalité policière dans un poste de police, situé dans la capitale, il y a une semaine. Aujourd’hui, cet ancien livreur de pizza se plaint d’avoir perdu son emploi à cause de cet incident.

Interpellé pour « rogue and vagabond » le mardi 17 janvier à la gare du Nord, à Port-Louis, Gérard Brasse, un habitant de Baie-du-Tombeau, dit avoir été malmené par des policiers durant sa détention au poste de police de Trou-Fanfaron. Ce jeune homme de 22 ans porte plusieurs ecchymoses à la nuque et sur le torse. Il accuse des policiers de l’avoir roué de coups.

Les faits remontent aux alentours de 14h30 le mardi 17 janvier. Employé comme livreur de pizzas dans un restaurant de la capitale, Gérard Brasse s’est dirigé vers la Gare du Nord lors de sa pause-déjeuner. « J’ai quitté le restaurant et j’ai acheté de quoi manger. Je me suis assis sous un abri-bus pour discuter avec quelques connaissances », explique-t-il à lexpress.mu.

Selon sa version, quatre policiers se sont approchés de lui et lui auraient demandé d’aller ailleurs. « Lorsque j’ai tenté de leur demander une explication, ils m’ont tout simplement bousculé et m’ont emmené au poste de police de Trou-Fanfaron. Là-bas, ils se sont acharnés sur moi », dit-il.

Sollicité pour une réaction à ce sujet, le poste de police de Trou-Fanfaron nous a référé à la Complaints Investigation Bureau (CIB) de Rose-Hill, où une plainte a été logée le vendredi 20 janvier. Gérard Brasse a retrouvé la liberté conditionnelle au lendemain de son interpellation, après avoir fourni une caution de Rs 5 000 et signé une reconnaissance de dettes de Rs 50 000.

C’est peu de temps après qu’il a appris qu’il venait de perdre son travail. « On m’a informé, étant donné que je n’avais pas respecté mes heures de déjeuner, que l’on allait me virer. Au poste de police, je ne pouvais même pas passer un coup de fil », explique-t-il.

Gérard Brasse dit vouloir attendre les retombées de l’enquête de la CIB avant d’aller de l’avant avec d’éventuelles actions légales.

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