Allégations contre le PM : Bérenger refuse de répondre à la convocation du Central CID

Avec le soutien de

Le leader de l’opposition ne compte pas se rendre à la convocation de la police. Celle-ci souhaite l’entendre suite à la plainte du Premier ministre contre lui concernant la deuxième évaluation de la clinique MedPoint. Le MMM invite ses sympathisants à se mobiliser devant la cour de Port-Louis, au cas où il serait arrêté.

Le chef de l’opposition, Paul Bérenger, ne compte pas répondre présent à la convocation du Central CID cette matinée du mardi 30 août. Prié de donner sa version des faits au sujet des allégations qu’il a portées contre le Premier ministre (PM), Navin Ramgoolam, quant au rôle que celui-ci aurait joué dans la seconde évaluation de la clinique MedPoint, le leader mauve veut d’abord avoir accès à la déposition de ce dernier. Le chef du gouvernement a, en effet, porté plainte contre lui pour diffusion de fausses nouvelles le jeudi 14 juillet.

« Mo pa pe ale », a confié Paul Bérenger à Radio One, lundi soir. « Mo bann avoka inn fer lapolis kone mo pa pe ale tan ki nou pa trouv statement Navin Ramgoolam », a-t-il ajouté.

S’il ne se présente pas aux Casernes centrales, le Central CID n’aura alors d’alternative que de l’appréhender. Des responsables et des députés du Mouvement militant mauricien (MMM) ont, dès lundi soir, envisagé cette option, et comptent réagir vivement.

Ils n’ont pas cessé de transmettre des messages à leurs sympathisants dès que la nouvelle de la convocation a été connue. Ils les exhortent à se mobiliser devant le tribunal de Port-Louis, à 10 heures ce mardi matin, « akoz lapolis pe aret Paul Bérenger ».

Au niveau des Casernes centrales, les enquêteurs comptent s’en remettre au Parquet pour la marche à suivre. Ce qui leur épargnera d’essuyer des critiques, d’autant que Navin Ramgoolam détient aussi le portefeuille de ministre de l’Intérieur.

Toute l’affaire remonte à la conférence de presse tenue le samedi 9 juillet par le leader mauve. Il avait alors proféré de graves allégations contre le chef du gouvernement, soutenant que Navin Ramgoolam a contacté le Chief Government Valuer, Yodhun Bissessur, afin que ce dernier revoie à la hausse la valeur de la clinique MedPoint peu avant que la transaction ne soit conclue avec l’Etat. De Rs 75 millions, le prix de l’établissement a grimpé à près de Rs 125 millions.

Cela est intervenu, d’après Paul Bérenger, après que le PM eut rencontré le gendre du président de la République et propriétaire de cet établissement, le Dr Krishan Malhotra. Le chef du gouvernement n’a pas tardé à réagir.

Dans un point de presse express le même jour, Navin Ramgoolam s’est promis de « s’occuper » de Paul Bérenger à la fin de la visite d’Etat du président du Congo, Denis Sassou-Nguesso. Finalement, c’est le jeudi 14 juillet qu’il a reçu deux hauts officiers du Central CID à son bureau afin qu’ils consignent sa déposition.

Dans l’intervalle, Paul Bérenger s’était dit prêt à collaborer avec le Central CID, regrettant la plainte du Premier ministre contre lui. Tout en l’invitant, ainsi que le Dr Krishan Malhotra, lors de sa conférence de presse du samedi 23 juillet, à jurer un affidavit pour contester ses propos.


Les dernières reactions
&nbsp
berenger refuse de se rendre a l''''icac
&nbsp
Par:-shylock Aug 30, 2011
&nbsp
Allegations sans preuve solides, hearsay evidence pa pu compter la,meme le pm est un assoifee de justice. boucou pressions pu lors la police.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires