Air Mauritius : la nomination temporaire d’Andries Viljoen à la direction fait polémique

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Le nouveau patron d''''Air Mauritius n''a pas un bon "track record", dit le leader de l''opposition. Selon les médias sud-africains durant son mandat à la direction de la South African Airways, la société a enregistré ‘des pertes historiques’.


Fraîchement installé à titre intérimaire dans le fauteuil de Chief Executive Officer (CEO) d''Air Mauritius, le Sud-Africain Andries Viljoen fait déjà polémique. Le leader de l''opposition, Paul Bérenger, déclare que ce n’a pas fait bonne impression à la tête de la South African Airways (SAA).

En effet, en Afrique du Sud, chacun va de son couplet quant au départ "mystérieux" d''Andries Viljoen à la tête de la SAA en 2004. Soit deux ans avant que son contrat n''arrive à terme.

Pour beaucoup, Andries Viljoen a du plier bagages après les plus grosses pertes encourues par la SAA de son histoire. La compagnie faisait alors face à des pertes de l''ordre de 15 milliards de rands, dont 6 milliards de rands rien que pour l''exercice de "hedging". La compagnie était alors "techniquement en faillite", selon la presse sud-africaine.

A Maurice, si Manoj Kumar Ujoodha a été remplacé par Soobhiraj Bungsraz le 1er octobre, c''est en partie à cause des pertes importantes d''Air Mauritius à la suite d’en exercice de "hedging". Et le Chief Finance Officer recruté en 2000 a été Andries Viljoen. Comme pour la SAA, le gouvernement à du voler au secours d''Air Mauritius afin que la société ne pique pas du nez.

Andries Viljoen dans le fauteuil de CEO de la compagnie nationale d''aviation, c''est l''histoire qui se répète pour lui. En 2001, en tant que directeur des Finances de la SAA, il avait été appelé à remplacer le président directeur général forcé au départ.

Son passage chez SAA a aussi été marqué par une enquête pour des pratiques contraires aux lois régissant la compétition. Des firmes avaient été achetées par la SAA puis fermées. Au cours de l''enquête, il s''est avéré que des documents sensibles quant à ces rachats avaient tout bonnement disparu. Andries Viljoen expliquera, selon la presse, que c''était sans doute son prédécesseur, l''Americain Coleman Andrews qui les ont passés au "shredder".

Pour la postérité, Andries Viljoen restera aussi celui qui a renouvelé la flotte de la SAA au coût de 3,5 milliards de dollars auprès de l''avionneur Airbus en 2002. On est alors au lendemain de l''attaque du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et les compagnies aériennes sont au plus mal.

Le Sud-Africain, qui compte 26 ans de carrière dans l''aviation a aussi été à la tête de la Thompson Holidays, une des plus importantes compagnies du secteur touristique en Afrique du Sud. Il a également été la cheville ouvrière derrière la SA Express, une compagnie d''aviation régionale. De même que directeur commercial et des finances de BAComair.

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