Air Mauritius: Bérenger veut des détails sur la mission d’Ujoodha en France

Avec le soutien de

Barack Obama, Air Mauritius, STC et Satyam Computers, Paul Bérenger, le leader du Mouvement Militant Mauricien (MMM), n’a pas omis une seule question d’actualité.

Mais c’est sur Air Mauritius que s’est appesanti le leader du MMM. «Selon mes informations, une des personnes consultées récemment par Air Mauritius à Paris est dans les mailles de la justice en France », avance-t-il. C’est pour cette raison que Paul Bérenger veut absolument que le Premier ministre révèle les noms des personnes consultées par le CEO d’Air Mauritius, Manoj Ujoodha, à Paris, les raisons pour lesquelles celles-ci spécifiquement ont été sollicitées et les conclusions de ces rencontres.

Paul Bérenger se dit également «choqué» que l’actuel Conseil d’administration de la compagnie nationale d’aviation ne s’est toujours pas désisté «alors que les cadres s’en vont les uns après les autres». Encore une fois, il martèle que «ce sont des signes qu’au-delà de l’incompétence, il y a une fraude gigantesque à Air Mauritius» et exige qu’une «full-fledged highest level inquiry» soit entreprise sur cette affaire.

Concernant la numéro 2 de l’ICAC, Indira Manrakhan, Bérenger déclare qu’elle aurait dû être déjà partie à ce stade. «Il n’est pas nécessaire d’enquêter. D’ailleurs, j’entends que le Fact Finding Committee n’existe pas, n’ayant aucun statut légal. De tout ça, je conclus que Navin Ramgoolam a peur d’elle», dit-il.

Bérenger a repris ce qui est devenu un cheval de bataille pour lui, la State Trading Corporation (STC). Cette fois, son étonnement à trait à l’attitude de Mahen Gowressoo, ministre du Commerce. «Ramgoolam a commis un crime en le nommant à la tête de ce ministère. Maintenant ce sont les consommateurs qui en paient le prix», affirme Paul Bérenger. Il est d’ailleurs d’avis qu’il faut enlever à la STC le dossier de la production d’éthanol pour l’industrie sucrière.

Enfin, Satyam Computers. «Je note que Milan Meetarbhan est toujours en poste. Il faut qu’il parte. Il faut le remplacer par un professionnel. Il ne faudrait pas que nous compromettions notre bonne relation avec l’Inde», avance Bérenger. De ce fait, il préconise une autre «full enquiry» pour vérifier les activités de cette entreprise à Maurice.

De plus, Paul Bérenger félicite Barack Obama, pour son accession à la présidence américaine. Il pense que le nouveau président américain, «qui tend la main aux musulmans», représente une rupture avec le passé et que Maurice devrait en profiter. Ainsi, il espère que le Premier Ministre a insisté sur le désir de Maurice de collaborer avec les Américains dans sa lettre de félicitation à Obama. «J’espère aussi qu’il a soulevé la question de la souveraineté sur les Chagos. Il doit revoir ses priorités et qu’il discute avec Washington au lieu de Londres. Nous allons voir s’il a l’intelligence de le faire», lance le leader du MMM.

Concernant Joe Lesjongard, démissionnaire du&nbsp Mouvement Socialiste Mauricien (MSM), il est d’avis que le destin de celui-ci «se trouve MMM, avec l’union nationale et le PMSD». Quant à Navin Ramgoolam, Paul Bérenger confie que «le Premier ministre est en train de connaître une crise d’autorité généralisée», «que de plus en plus de ministres et députés lui sont indifférents», et que «bientôt ce sera dangereux pour le pays».

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