Ahly Club et Pipelines bien évidemment !

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“Tactiquement et physiquement cette équipe est bonne. On le devine rien qu’à les voir se déplacer sur le terrain. Mais là où le bât blesse c’est le manque d’expérience”, avouait Raouf Abdel El Kader, coach d’Ahly Club, après le match gagné (3-0, 25-11, 25-18, 25-13) face à Azur SC. Ce commentaire sort de la bouche d’un technicien qui a du vécu et qui conduit une équipe à son énième finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions. Quoi de plus flatteur. On savait que pour battre Ahly Club, il fallait sortir le jeu. Du grand jeu. Bref, un miracle. Guito Lepoigneur n’a logiquement pas mis la pression sur ses filles. Les laissant jouer contre les quadruples championnes d’Afrique tout en les aiguillant, bien évidemment. De l’autre côté, Raouf Abdel El Kader a mis au repos ses principales artilleuses, permettant à son banc d’être compétitif. Une Kenyane perd... sa chaussure Au final bien sûr, Ahly Club l’a emporté. Mais ce qui nous intéresse, nous Mauriciens, c’est que Maïta Bassy et ses coéquipières, qui se contentent d’un match contre l’ASPTT et Anse-Royale une fois l’an et qui jouent quatre matches à enjeux face aux Citizens par saison, n’ont pas été ridicules pour le moins du monde. “On savait à quoi s’attendre. On a pris ce match comme un entraînement. Tant mieux pour nous. Demain ce sera plus abordable contre le Kenya Commercial Bank, nous espérons gagner un set, voire deux et pourquoi pas le match”, a expliqué Guito Lepoigneur. La différence de niveau était évidente durant tout le match. N’empêche qu’Azur SC a été plus combative que lors de son premier match face au Motema Pembe. Mais il faut se le dire néanmoins qu’on est très loin du compte. Les Citizens ont également montré un autre visage. Le Kenya Pipelines (KPC) de David Lung’aho, dont la composition a été revue, a connu des moments de doute. Après avoir décroché le premier set, le KPC devait se retrouver face à une équipe des Citizens tenance. Les Portlouisiennes se sont même permis de mener à plusieurs reprises. Mais à 20-20, l’expérience et la gestion de la pression ont fait la différence. Les Kenyanes passèrent un 5-0 aux Citizens pour conclure. Dominées lors du troisième set, les vice-championnes de Maurice se sont malgré tout accrochées au TGV africain et même provoqué des moments de panique à tel point qu’Asha Makuto perdit sa chaussure sur une attaque en poste 2. Une fois de plus au final, ce sont les Kenyanes qui l’ont emporté pour gagner leur ticket comme Ahly Club pour les demi-finales. David Lung’aho continuera ses permutations demain contre le Mafolofolo. “Samedi et dimanche, ce sera dur. Donc, je garde au repos les titulaires. Demain (aujourd’hui) ce sera la même chose”, explique le coach. Quant à Jean-Claude Douce, il avoue que le groupe a “essayé de limiter la casse. On s’est accroché. Mais les Kenyanes gèrent mieux. Il nous reste Sonel, ce ne sera pas facile encore. Mais nous allons attaquer ce match toujours avec du sérieux.” Ce soir donc, la troisième et dernière journée des préliminaires se jouent à Vacoas en espérant une victoire mauricienne dans ce tournoi.
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