Agressée par son époux, Jacqueline, une Irlandaise: «J’ai échappé à la mort»

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Elle doit sa survie à ses voisins. Jacqueline Thirapathi-Appadu, une Irlandaise de 43 ans affirme avoir été violemment battue par son époux mauricien. Arrêté puis libéré sous caution, ce dernier comparaîtra de nouveau devant le tribunal ce lundi.

Elle l’aurait supplié de toutes ses forces d’arrêter de la tabasser. Mais malgré ses supplications, les coups n’auraient pas cessé de pleuvoir. Elle, c’est Jacqueline Thirapathi-Appadu, une Irlandaise de 43 ans, habitant la région de Péreybère. Elle affirme avoir été victime d’une agression sauvage de la part de son mari mauricien, Julian Appadu.

Ce dernier a été arrêté par la police de Grand-Baie et présenté en cour de Mapou sous une charge provisoire de «serious assault». Il a été libéré après avoir fourni une caution. Il sera traduit de nouveau devant le tribunal de Mapou ce lundi 12 août. Dans sa déclaration à la police, l’homme a reconnu avoir tabassé son épouse. Il a, dit-il, agi dans un accès de colère car en rentrant à la maison, il aurait découvert sa femme complètement ivre, laissant leur fillette de 3 ans sans surveillance.

Jacqueline, pour sa part, argue que les agressions qu’elle aurait subies de la part de son époux étaient devenues courantes jusqu’à la dernière en date, le samedi 4 août. Ce jour-là, il est aux alentours de 18h30 lorsqu’une vive dispute éclate entre les époux Appadu qui louent une maison à Péreybère. «Nous avons eu une dispute familiale», confie cette ex-détective qui vit à Maurice depuis cinq mois, sans toutefois donner plus de détails. «Mon mari a commencé à m’infliger des coups de poing sur le visage et sur tout le corps. Il me tirait par les cheveux et me frappait en même temps. Puis, il m’a traînée par les cheveux jusqu’à la piscine où il m’a plongée, essayant de me noyer. À chaque fois que je sortais la tête de l’eau, il m’enfonçait encore et encore. Je n’arrivais plus à respirer», relate Jacqueline, qui porte encore sur son visage et sur son corps des marques de coups.

Visiblement choquée, le, visage bouffi, les yeux cernés de noir, elle essaie de chasser les images de cette agression de son esprit. En vain. «Tout cela s’est passé sous le regard de notre fille qui n’a que 3 ans. Elle est traumatisée. À un moment, mon mari s’est emparé de l’appareil servant à nettoyer la piscine, en a enlevé le filet et m’a tabassée avec sur tout le corps. Je criais, je le suppliais d’arrêter. Mais il continuait. C’est à ce moment-là que des voisins sont venus à mon secours et m’ont emmenée à l’hôpital SSRN.»

À l’hôpital, le constat estcriant. Jacqueline a deux côtes cassées, deux doigts fracturés ainsi que des ecchymoses surplusieurs parties du corps. «J’ai été admise à l’hôpital pendant deux jours. Puis j’ai signé ma décharge contre l’avis médical car je voulais récupérer ma fille qui se trouvait avec son père», soutient-elle, leslarmes aux yeux. Cette fois, Jacqueline décide de réagir, de ne pas continuer à se laisser faire. «Cela fait quelques mois seulement que je suis ici. Je ne connais pas les procédures. Mais cette fois, comme on m’a emmenée à l’hôpital et qu’il y a eu un police case, j’ai été renseignée sur la marche à suivre et j’ai contacté un avocat pour me défendre. Et j’ai pu récupérer ma fille.»

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