Affaire Vanessa Lagesse : Week-end sous les verrous pour Bernard Maigrot

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L’homme d’affaires passera son premier week-end derrière les barreaux. Lors de sa comparution ce vendredi 27 mai en cour de Mapou, la police a refusé d’agréer à la remise en liberté conditionnelle du suspect No. 1 dans le meurtre de la styliste, Vanessa Lagesse.

Les débats quant à la motion logée par les avocats de la défense réclamant la liberté conditionnelle de Bernard Maigrot se sont poursuivis ce vendredi 27 mai devant la magistrate Sheila Bonomally siégeant en cour de Mapou. L’homme d’affaires est accusé d’avoir tué sa maîtresse dans la nuit du 9 au 10 mars 2001. La séance de ce vendredi a été marquée par les échanges de documents entre les hommes de loi des deux partis.

Le panel d’avocats de Bernard Maigrot, représenté par les Mes Ivan Collendavelloo, Senior Counsel, Gavin Glover et Yves Hein, n’a, toutefois, pas pu convaincre la magistrate de relâcher leur client. Depuis hier, jeudi 26 mai, la police insiste que Bernard Maigrot risque de prendre la fuite s’il retrouve la liberté. Selon le chef inspecteur Joseph du Central CID, l’accusé en liberté pourrait influencer le bon déroulement de l’enquête et dispose de deux bateaux, ce qui pourrait lui donner l’idée de prendre la fuite.

Dans un communiqué émis le jeudi 26 mai, le commissaire de police, Dhun Iswur Rampersad a demandé à ce que la presse fasse preuve de responsabilité quant au contenu des informations relatifs aux éléments scientifiques qu’ont en possession les enquêteurs. La police n’a pas révélé la nature des « preuves scientifiques », mais tout laisse croire que l’ADN du suspect a été retrouvé sur le drap qui se trouvait à côté du cadavre de la victime.

Dix ans après, Bernard Maigrot a de nouveau été interpellé le lundi 23 mai, à l’issue de son interrogatoire avec les limiers du CCID. Toutefois, selon Me Gavin Glover, son client s’est abstenu de répondre aux questions des enquêteurs, ces derniers n’ayant pas donné plus de précisions au sujet des « preuves scientifiques » contre l’homme d’affaires. Ce qui, selon Gavin Glover, est « anticonstitutionnel ».

En avril 2001, Bernard Maigrot avait déjà été arrêté par les hommes de l’officier Hurrydeo Raddhoa. Interrogé dans un poste de police pas encore en service, à Midlands, il était passé aux aveux, avant de revenir sur sa confession et indiquer qu’il avait été torturé.

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