Affaire MedPoint : Pravind Jugnauth rejette une convocation de l’ICAC

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Pravind Jugnauth rejette une convocation de la Commission anticorruption (ICAC) en vue de boucler sa déposition en tant que suspect dans l’affaire MedPoint. Il évoque son droit constitutionnel et accuse la commission d’agissement politique.

Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) a décliné, ce vendredi 26 octobre, une invitation de l’Independant Commission Against Corruption (ICAC). C’est ce qu’il a expliqué lors d’un point de presse après avoir répondu par courrier à la commission. Il avait été convoqué dans le but de boucler la déposition qu’il avait consignée suite à son arrestation le 22 septembre 2011.

L’ex allié de Navin Ramgoolam est accusé de conflit d’intérêts dans le cadre de l’acquisition de la Clinique MedPoint au prix surévalué de Rs 144,7 millions par l’Etat. Il est soupçonné d’avoir favorisé les anciens propriétaires de la clinique qui sont des membres de sa famille, en l’occurrence, sa sœur Shalini et son beau-frère, Krishan Malhotra.

L’ancien ministre des Finances estime que l’ICAC n’est pas en train de respecter son droit constitutionnel en le convoquant, alors même qu’une demande liée directement à sa stratégie de défense est en suspens à la Cour suprême. Pravind Jugnauth a effectivement entamé des procédures auprès de l’instance judiciaire pour qu’il puisse avoir accès au Cabinet Papers et aux minutes du Conseil des ministres retranscrivant les discussions relatives à l''''hôpital gériatrique.

La convocation de l’ICAC fait suite à une déclaration du State Law Office représentant les intérêts du secrétaire au cabinet la semaine dernière. Ce dernier avait expliqué que s’il existe des documents ayant trait à cette transaction, « ce ne sont pas des Cabinets Papers ». Pravind Jugnauth a ainsi été autorisé à utiliser tous documents se trouvant à sa possession.

Toutefois, l’homme de loi de ce dernier n’a pas encore dévoilé les intentions de son client. Pravind Jugnauth souhaite quant à lui, que le secrétaire au cabinet vienne s’expliquer devant la justice.

« Je sais que tous les documents que j’ai demandé me serviront à prouver mon innocence. C’est mon droit constitutionnel d’avoir accès à tout le matériel nécessaire à ma défense », martèle Pravind Jugnauth.

Le leader orange est d’avis que l’ICAC agit sur les instructions politiques de Navin Ramgoolam. Il accuse le Premier ministre de faire trainer cette affaire.

« Le jour où toute la vérité sera connue sur l’affaire MedPoint, Navin Ramgoolam ne saura plus où se cacher », réaffirme Pravind Jugnauth.

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