Affaire MedPoint : Pravind Jugnauth ira à l’ICAC sans le procès-verbal du Cabinet

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L’ancien ministre des Finances Pravind Jugnauth n’a pas obtenu le procès-verbal du Conseil des ministres du 18 juin 2010 pour assurer sa défense. Il va être entendu « under warning » à 11 heures ce jeudi 22 septembre à la Commission anti-corruption.

Pravind Jugnauth devra assurer sa défense à la Commission anti-corruption ce jeudi 21 septembre sans les procès-verbaux des délibérations du Conseil des ministres. L’ex-ministre des Finances, a essuyé un refus du Bureau du Premier ministre quant à sa demande d’accès au procès-verbal de la réunion du vendredi 18 juin 2010.

Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) comptait utiliser ce document lors de son interrogatoire « under warning » dans le cadre de l’enquête sur l’achat de la clinique MedPoint, propriété de son beau-frère, par l’Etat au coût de Rs 144,7 millions. En effet, selon Pravind Jugnauth, ces documents étayent ses déclarations à l’effet qu’il avait quitté la réunion quand les discussions ont porté sur cette transaction devant servir à la mise en service d’un hôpital gériatrique.

Sa convocation par l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) n’est pas anodine. Il doit s’expliquer sur l’allocation des Rs 150 millions qu’il a consentie au ministère de la Santé, alors dirigé par l’ex-ministre de la Santé, Maya Hanoomanjee, pour cette acquisition.

Pravind Jugnauth s’est exprimé à plusieurs reprises sur ce dossier publiquement, insistant sur le fait qu’il a demandé à ne pas être mêlé à cet achat. Bien qu’il n’est plus on « speaking terms », selon ses propres mots avec son beau-frère le Dr Kishan Malhotra, propriétaire de la clinique.

Après avoir été convoqué une première fois le jeudi 15 septembre, Pravind Jugnauth a été informé par la Commission anti-corruption que le rendez-vous avait été renvoyé une semaine plus tard. Ce jeudi 22 septembre, c’est donc l’heure de vérité pour l’ancien No 4 du gouvernement.

Au MSM, les sympathisants ont été mobilisés depuis une semaine déjà pour tenir une manifestation devant le QG de l’ICAC au cas où Pravind Jugnauth est arrêté. Mais l’intéressé, lui, soutient qu’il faut agir dans le respect des institutions.

Par ailleurs, tous ont les yeux braqués sur sir Anerood Jugnauth. Le président de la République a déclaré aux radios privées que la commission anti-corruption ne fait pas convenablement son travail. « L’ICAC pé fané », avait-il dit avant d’ajouter que si les circonstances l’exigeaient, il pourrait démissionner de ses fonctions.

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