Affaire MedPoint : l’Icac a bouclé la première partie de son enquête

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L’Independent Commission Against Corruption (Icac) a bouclé la première partie de son enquête sur le rachat de la Clinique MedPoint (photo) par l’Etat. La commission anti-corruption finalise actuellement son rapport sur et le remettra aux Directeur des poursuites publiques (DPP).

La Commission anti-corruption a déjà mis la dernière main au rapport qui sera transmis au Directeur des poursuites publiques dans le cadre de la première partie de l’enquête sur l’affaire MedPoint. Cette première partie concerne l’implication supposée de Maya Hanoomanjee et des cinq fonctionnaires arrêtés dans le cadre de l’acquisition par l’Etat de Clinique Medpoint au coût surévalué de Rs 144,7 millions.

Les cinq accusés, dont le Chief Government Valuer, Yodhun Bissessur, doivent répondre d’une accusation de trafic d’influence, présentée par les termes « Using office to obtain gratification », dans l’acte d’accusation.

Yodhun Bissessur est accusé d’avoir ordonné une deuxième évaluation de la clinique MedPoint par un cabinet privé. A la suite de cet exercice, la valeur de la propriété est passée de Rs 75 millions à Rs 144,7 millions.

Selon les procédures établies par la loi, ce n’est qu’une fois que le Directeur des poursuites publiques (DPP) aura été mis en présence du dossier à charge contre les accusés qu’il décidera de la marche à suivre.

Il faut dire que ce premier rapport qui sera transmis au DPP ne concernera pas l’accusation de conflit d’intérêts retenue contre l’ex-ministre des Finances, Pravind Jugnauth. La commission anti-corruption attendra que la Cour suprême se prononce sur la requête du leader du Mouvement socialiste militant (MSM) pour avoir accès aux Cabinet Papers avant de boucler son enquête.

Cette affaire qui a éclaté en janvier 2011 suite aux dénonciations répétées de l’opposition, plus particulière du leader du Mouvement militant mauricien, Paul Bérenger, qui l’avait qualifiée de « Scandale du siècle », « d’affaire de famille ». L’arrestation de l’ex-ministre de la Santé le 22 juillet 2011 a été le détonateur d’une crise au sein l’alliance gouvernementale. Maya Hanoomanjee a démissionné de son poste de ministre. Elle a été suivie par les cinq autres ministres du MSM. Quelques semaines plus tard, le MSM a quitté le gouvernement.

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