Affaire Lam Po Tang : Sanjiv Nunkoo confondu par les tests ADN

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L’empreinte génétique du bras droit du mari d’Hélène Lam Po Tang a été identifiée sur les lieux du crime. Ce qui vient confirmer ses premiers aveux.

Sanjiv Nunkoo reste le suspect numéro un dans le meurtre de la femme de son patron, Hélène Lam Po Tang. En effet, les tests ADN conduits par la police scientifique, le Forensic Science Laboratory (FSL), le confondent à 100 % dans cette affaire.

Outre le fait que son empreinte génétique ait été retrouvée sur les lieux du crime, elle a aussi été décelée sur le couteau de cuisine retrouvé sous le pont Colville-Deverell, à Montagne-Ory. L’arme n’a pu être retrouvée par les enquêteurs de la Major Crimes Investigation Team (MCIT) et les officiers de la Special Mobile Force (SMF) que grâce à ses indications.

Le vendredi 15 octobre 2010, la victime, une enseignante de 61 ans, mariée à un l’homme d’affaires, Gary Lam Po Tang, est retrouvée dans une mare de sang dans sa maison au morcellement Swan, un quartier cossu de Baie-du-Tombeau. Les premiers éléments de l''''enquête écartent l’hypothèse de vol, la victime ayant été retrouvée avec un bracelet en or à son poignet.

La thèse de la vengeance pointe aussitôt le bout de son nez. L’autopsie conduite par le chef du service médico-légal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, révèle qu’Hélène Lam Po Tang a été frappée à plusieurs reprises à l’aide d’un couteau et d’une fourchette de jardinage la veille au soir. La malheureuse portait vingt-cinq plaies sur le corps.

Son mari, qui était en voyage d’affaires en Chine au moment des faits, a été entendu à sa descente d’avion. Et c’est à travers sa déposition que la MCIT se met sur les traces de Sanjiv Nunkoo. L’homme est son bras droit, il est son Assistant Production Manager à son usine de galvanisation de métaux à la Tour-Koenig, à Pointe-aux-Sables.

Gary Lam Po Tang ayant expliqué que sa femme, Hélène, lui a parlé de l’appel d’un inconnu se présentant comme Kevin Bramer lors d’une conversation au téléphone, la MCIT flaire le coup fourré. Vu que ce nom de famille s’apparente à celui de la banque du conglomérat British American Investment (BAI), les appels de la résidence des Lam Po Tang sont passés au crible.

Le numéro de Sanjiv Nunkoo, 38 ans, est isolé. Le 20 octobre, il a fourni un alibi à l’effet qu’il avait quitté son travail plus tôt car sa mère était souffrante. Huit jours plus tard, cueilli à la Tour-Koenig par le chef inspecteur Dieudonné Gérard, il passe aux aveux. Du sang a été découvert entre les sièges de son véhicule.

Ce détenteur d’une Bsc Physics raconte le crime dans les moindres détails et soutient avoir agi sur les ordres de Gary Lam Po Tang, 70 ans, ayant une dette envers lui. Et que l’ami de celui-ci, Ah-Kim Chue Kee Cheong, lui a ouvert la porte.&nbsp
C’est de là que l’habitant de Quatre-Bornes a mené la police sur le couteau qu’il dit avoir balancé par-dessus le parapet du pont Colville alors qu’il rentrait chez lui peu après le crime. Par la suite, il s’est rétracté.

Arrêté le même jour que lui, Gary Lam Po Tang, qui niait les faits, a été mis en liberté conditionnelle sur ordre de la cour suprême le 25 février 2011 contre des cautions totalisant de Rs 800 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 1 million.

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