Affaire Harte : le Premier ministre défend la Major Crimes Investigation Team au Parlement

Avec le soutien de

En réponse à la Private Notice Question (PNQ) axée sur le meurtre de Michaela Harte, Navin Ramgoolam a apporté un soutien sans équivoque à la police et à la Major Crimes Investigation Team (MCIT). Toutefois, il souhaite l’assistance d’enquêteurs étrangers pour résoudre cette affaire.

Le chef du gouvernement a fait taire les rumeurs. Il n’y aura aucun démantèlement de la MCIT dans le sillage de la fin du procès pour le meurtre de Michaela Harte. Par contre, le Directeur des poursuites publiques initiera une enquête judiciaire en parallèle avec l’enquête de police qui se poursuivra avec l’aide attendue de limiers étrangers et un éventuel envoyé des autorités irlandaises.

C’est, en substance, la réponse du Premier ministre à la PNQ de ce mardi 17 juillet. Paul Bérenger avait sollicité Navin Ramgoolam à l’Assemblée nationale sur le meurtre de l’institutrice irlandaise après le verdict d’acquittement prononcé contre les deux accusés déférés aux assises dans cette affaire. Michaela Harte a été tuée dans sa chambre de l’hôtel Legends, le 10 jan 2011, alors qu’elle était en voyage de noces.

Le chef du gouvernement a, à plusieurs reprises, fait comprendre qu’il avait une entière confiance dans la police, ajoutant que la modernisation de la police doit se poursuivre.

Navin Ramgoolam admet qu’il y a certainement des procédures qui méritent d’être revues, mais que « dans ce cas en particulier », il est satisfait que les aveux des suspects ont été obtenus dans la légalité, laissant entendre à plusieurs reprises qu’il ne croit pas dans la thèse de brutalités policières. Il s’appuie même sur une partie du summing-up du Juge Prithviraj Fekna allant dans le même sens pour soutenir ses dires.

« Je ne crois pas qu’un juge aurait fait une telle affirmation s’il n’en était pas convaincu », déclare le Premier ministre.

En ce qu’il s’agit du démantèlement de la MCIT, comme évoqué dans la presse ces derniers jours, Navin Ramgoolam a démenti cette information en mettant en avant sa satisfaction du travail de cette unité de police. « Je ne vois pas pourquoi il faut démanteler une unité aussi efficace », soutient-il.

Paul Bérenger a alors dit qu’il espère que le chef du gouvernement est conscient qu’une telle affirmation sera très mal reçue dans le public.

Toutefois, la position du Premier ministre est en contradiction avec sa volonté d’avoir recours à des enquêteurs étrangers pour « aider la police » à boucler cette investigation et à identifier les coupables. A une demande de précision du leader de l’opposition, il avance même qu’il sera très heureux de voir débarquer une équipe irlandaise pour assister la MCIT.

Concernant une éventuelle remise en question du système de jury populaire dans les procès devant la Cour d’Assisses, Navin Ramgoolam annonce qu’une requête en ce sens sera transmise à la Law Reform Commission.

Par ailleurs, le Premier ministre fait comprendre qu’il était en présence d’informations à l’effet que c’est un avocat qui est à l’origine de la publication des photos de la scène de crime et du cadavre de Michaela Harte dans un hebdomadaire de dimanche dernier.

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