Adolescence difficile : Casse-tête pour les parents

Avec le soutien de

Le comportement des jeunes face à l’autorité parentale fait l’objet de débats depuis les récents événements de l’actualité. Certains parents choisissent de consulter des professionnels pour encadrer leurs enfants alors que d’autres ne savent où donner de la tête.

Interrogée sur la relation conflictuelle entre parent et enfant, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, l’Ombudsperson for Children, souligne que le problème, c’est que les parents manquent de formation. «Quand les enfants grandissent, ils ont besoin de contester l’autorité des parents afin de se structurer et de définir leur propre identité. Il y a peu de parents qui comprennent ce phénomène et qui savent comment réagir face à la rébellion de leurs adolescents», explique Shirin Aumeeruddy-Cziffra.

Shirin Aumeeruddy-Cziffra estime qu’à Maurice il n’y a pas encore de «structure satisfaisante» pour encadrer les jeunes en difficultés. Il existe cependant des Rehabilitation Youth Centres, des Probation Homes ou encore des abris du ministère du Développement de l’enfant. Mais le suivi psychologique des enfants en difficulté est une thérapie à long terme et les «effectifs sont largement insuffisants pour le nombre de cas à traités». Il faudrait davantage de psychologues en poste au ministère.

Quant à l’encadrement des parents, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, soutient que le ministère a prévu un Parental Empowerment Programme, alors qu’une école des parents sera instituée très prochainement.

Emma Bajee, psychologue au ministère du Développement de l’enfant, indique que les enfants à problèmes proviennent souvent de familles désunies. Ces enfants manquent souvent de repères et se révoltent contre leurs parents. C’est ce qu’elle a affirmé lors de l’émission « Grand Débat » sur Radio One mardi soir.

Lexpress.mu a rencontré une de ces adolescentes à problème. Elizabeth (nom fictif) est une jeune fille de 15 ans qui vit seule avec sa mère. «Je me dispute souvent avec ma mère concernant mon style vestimentaire ou mes relations avec&nbsp mes amis. Et c’est à cause de l’absence de mon père que ces disputes se produisent», confie Elizabeth.

Alors que, intuitivement, on sent que la situation à Maurice devient de plus en plus inquiétante concernant les adolescents, Shirin Aumeeruddy-Cziffra regrette l’absence de données tant sur le soutien accordé psychologique accordé à ces derniers que sur la maltraitance dont certains sont victimes. Il existe, en effet, beaucoup plus de parents qui se plaignent des enfants rebelles et les psychologues du ministère reçoivent de plus en plus de visites. Une hotline, le 113, est mis à la disposition des parents désireux l’aide des psychologues.


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