Administration régionales: Les ONG favorables au quota de 33% de femmes aux élections

Avec le soutien de

Le ministre des Administrations régionales, Hervé Aimée a rencontré les représentantes des organisations non-gouvernementales (ONG) féminines Women in Politics (WIP) et Gender Links, le jeudi 7 juillet. Le Local Government Bill, qui prône un tiers de candidatures féminines aux élections municipales et villageoises a été bien accueilli.

Enfin une place aux femmes. La WIP et Gender Links, deux ONG militant pour les droits féminins, sont favorables au quota de 33% de femmes sur la liste de candidats de chaque parti en lice pour les prochaines élections municipales et villageoises.
Elles s’exprimaient ce jeudi 7 juillet à l’issue d’une rencontre avec le ministre des Administrations régionales Hervé Aimée, à Port-Louis. Les conviant à son bureau, celui-ci a procédé à la présentation des 33 recommandations du&nbsp Local Government Bill. En particulier, celle favorisant une plus grande participation féminine aux élections municipales et villageoises. Cette clause comprend également la Reserve List de 30 candidats pour les cinq municipalités et de 780 candidats pour les 130 villages respectivement.

Jane Valls, du WIP, a félicité le ministre Aimée et dit espérer que ce projet de loi se concrétisera. « Le ministre a tout notre soutien car c’est la seule façon pour que les femmes arrivent à faire leur entrée dans les prises de décisions. C’est exactement ce qu’il fallait faire. Nous avons de notre côté déjà formé 150 femmes à travers l’île et il s’agit d’un encouragement et le début d’un grand changement dans le paysage électoral», a-t-elle déclaré.

Pour Hervé Aimée, il fallait débuter quelque part et le fait de commencer avec les collectivités locales ouvrira les portes à toutes celles intéressées à aller plus loin. En outre, il ajoute qu’il aurait pu faire davantage, mais que le contexte économique difficile ne le permet pas.

Cependant, en réponse à la représentante du WIP, le ministre réplique que ce n’est non 150 femmes qu’il faudra mobiliser pour les élections municipales et villageoises mais au moins 4 000 femmes. « Donc, nous avons encore du pain sur la planche. Pour ma part, je compte aller dans toutes les collectivités locales afin de mobiliser les gens en sus de rencontrer les ONG », a souligné le ministre.

Loga Virahsawmy, de Gender Links, a également salué «la décision courageuse» du ministre et espère que les partis politiques suivront aussi le pas et apporteront leur soutien en ce sens. Paula Atchia, dirigeante de Women in Networking (WIN) a souhaité savoir si les élections municipales et villageoises peuvent se tenir avant l’introduction de ce projet de loi. A quoi le ministre Aimée a répondu par l’affirmatif et qu’il a récemment renvoyé les élections précisément à cause du New Local Government Bill.

« Il s’agit là de l’outil principal pour une meilleure administration des collectivités locales. Mais cela n’engage pas que moi. On m’a fait savoir que le projet de loi devrait être prêt d’ici deux semaines. Juste après, je le porterai au conseil des ministres. Et après le congé parlementaire, nous procèderons avec la première lecture du projet de loi», a-t-il conclu.

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