Accusation de sédition : Pravind Jugnauth arrêté par le Central CID

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Attendu depuis 9 heures au Central CID, Pravind Jugnauth ne s’y est pas rendu. Un mandat d’arrêt a alors été lancé contre le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) et il a été arrêté chez lui, cette après-midi.&nbsp

Une équipe du Central Criminal Investigation Department (CCID) s’est rendue au domicile de Pravind Jugnauth dans l’après-midi de ce mercredi 26 décembre, en vue d’exécuter le mandat d’arrêt lancé contre ce dernier, un peu plus tôt. Le leader du MSM était, en effet, attendu aux Casernes centrales à 9 heures, ce matin. Mais il avait pris la décision, en consultation, avec son homme de loi, de ne pas répondre à la convocation de la police.

Une convocation qui fait suite à la plainte de Sheila Bapoo qui l’accuse d’avoir porté atteinte à l’image du gouvernement. Pravind Jugnauth avait tenu des propos, liés à «l’affaire Nandanee» et jugés «diffamatoires» par les membres du gouvernement.

Au moment de son arrestation, l’ancien ministre des Finances, était en compagnie des principaux dirigeants du MSM, dont Showkutally Soodhun et Nando Bodha. Après avoir examiné le mandat d’arrêt, Pravind Jugnauth a pris place à bord du véhicule de la police qui doit le conduire aux Casernes centrales.

Dans sa déposition, vendredi 21 décembre, la ministre avait soutenu que les propos tenus par le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) avaient porté atteinte à l’image du gouvernement.

Accompagnée de l’Attorney général, elle s’était appuyée sur la diffusion d’un extrait de la conférence de Pravind Jugnauth, plus tôt dans la journée, sur les ondes de Top-FM, pour soutenir ses dires à la police.

C’est en commentant l’affaire Nandanee Soornack et en s’interrogeant sur l’absence de réaction de la majorité sur l’affaire de pédophilie alléguée au Mauritius Institute of Training and Development que l’ex-ministre des Finances a qualifié l’alliance Ptr-PMSD de «gouvernement pédophile».

Deux journalistes de Top-FM, en l’occurrence, Jimmy Jean-Louis et Bam Fareedun ainsi qu’un présentateur de la chaîne radio ont déjà été entendus par le CCID, lundi dernier. Ils ont été autorisés à rentrer chez eux après plus de trois heures d’interrogatoire.

Le leader de l’opposition, Paul Bérenger, se dit outrer par ces événements et affirme qu’il se rendra personnellement aux Casernes centrales, si Pravind Jugnauth n’est pas libéré.

«Trop c’est trop. Je n’accepterai pas ce genre de dominer dans aucune condition. Si Pravind Jugnauth n’est pas libéré je vais me rendre à la CCID pour demander qu’on m’enferme également pour sédition», s’insurge Paul Bérenger.


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