Accident de travail : Les proches de Jean-Noël Spéville s’interrogent

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C’est l’incompréhension chez les Spéville à Pamplemousses. Tous se demandent dans quelles circonstances Jean-Noël Spéville, un maçon de 32 ans, est décédé. Selon les collègues du défunt, ce dernier aurait été victime d’un accident survenu le samedi 4 juin, sur son lieu de travail à Triolet.

« A ce jour, je n’ai aucune explication quant au décès de mon frère. » Marie-José Spéville ne sait plus à quel saint se vouer. Les yeux rivés sur le cercueil de son frère, décédé vendredi 10 juin, cette habitante de la rue de l’Indépendance, à Pamplemousses, se dit perplexe quant aux circonstances du décès de son frère.

Elle explique que les faits remontent au samedi 4 juin. « Ce jour-là, comme d’habitude, Jean-Noël était sur le chantier de construction à Triolet. Vers 16 heures, j’ai reçu un coup de fil d’un des employés du site, m’informant que mon frère a fait un accident sur son lieu de travail et qu’il a été conduit aux soins intensifs de l’hôpital du Nord », raconte-t-elle.

En arrivant à l’hôpital de Sir-Seewoosagur-Ramgoolam, Marie-José apprend, en effet, qu’une plaque de béton est tombée sur la tête de Jean-Noël, provoquant une fracture du crâne. « Les médecins m’ont alors dit que l’on devrait attendre jusqu’à vendredi (10 juin) pour décider s’il devrait subir une quelconque intervention chirurgicale. Toutefois, à jeudi, son état de santé s’est largement amélioré. On avait entamé une conversation ce jour-là », soupire-t-elle.

Son état de santé s’étant stabilisé, Jean-Noël a été transféré des soins intensifs à une autre salle. Entretemps, les proches du maçon tentent de trouver une explication au sujet de cet accident. « Nous avons tenté de trouver des explications auprès du poste de police de Triolet. En vain », explique Marie-José.

C’est à ce moment qu’elle décide d’employer les grands moyens et tente de s’entretenir avec le responsable de chantier. Après avoir vainement tenté de le contacter, Marie-José a décidé de le rencontrer face à face.

C’est, en effet, sur le site de construction que les deux personnes se rencontreront le mardi 7 juin. « La seule explication que j’ai eue du responsable de chantier, c’était que l’accident ne s’est pas produit dans les heures de travail, contrairement à ce qu’ont déclaré les collègues de Jean-Noël », déplore Marie-José.

Tôt ce vendredi 10 juin, Jean-Noël Spéville succombe à ses blessures. Le jeune homme décède d’une fracture du crâne. Du côté de poste de police de Triolet, l’on laisse entendre, qu’à ce jour, aucune enquête n’a été initiée à cet effet.

« Je ne sais plus comment faire pour tenter de faire la lumière sur cette affaire. La police m’explique que l’on ne peut ouvrir une enquête, tandis que le responsable de chantier fait la sourde oreille », soupire Marie-José, très vite consolé par ses proches. Jean-Noël laisse derrière lui une fille de 8 ans.

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