Accident de Sorèze : Pravind Jugnauth accuse le gouvernement de tentative de cover-up

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Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) affirme que le gouvernement a maintenu sa décision d’acquérir les bus Blue Line en 2007, même s’il existait déjà des problèmes de spécifications.

Virulente sortie du MSM contre le gouvernement. C’était lors d’une conférence de presse du leader du parti soleil au Sun Trust, ce samedi 11 mai 2013. Pravind Jugnauth a axé son intervention principalement sur l’accident survenu à Sorèze le 3 mai dernier et l’introduction du permis à points.

Pravind Jugnauth soutient qu’il y avait un désaccord entre la Corporation nationale de transport (CNT) et le ministère des Infrastructures publiques concernant les spécifications de ce lot de bus de 2007. « Mais le gouvernement a insisté pour que ces bus viennent renforcer la flotte de la CNT », affirme le leader du MSM.

Ce dernier insiste sur le fait qu’entre 2007 et 2008, de nombreux chauffeurs se sont plaints de ces bus. « Il y a une énorme tentative de cover-updans cette affaire. Le ministre Bachoo est en train d’insulter l’intelligence collective, les chauffeurs et les receveurs des bus, et surtout l’épouse du chauffeur qui a été tué dans l’accident », fulmine l’ancien ministre des Finances.

Il rappelle également que le chauffeur avait fait état de problème de freins la veille du drame. « On a essayé de cacher la vérité. Si on avait remédié à la situation, dix personnes n’auraient pas perdu la vie ! », assure le leader du parti soleil.

« Dans l’éventualité que les freins ne marchent plus, un système a été mis en place pour bloquer les roues. Les ingénieurs qui sont venus faire un constat ont confirmé que ce système ne fonctionnait pas », affirme-t-il. Et de poursuivre en disant que « la population est révoltée parce que le gouvernement est en train de mettre la vie des gens en danger ».

S’agissant du permis à point, Pravind Jugnauth a déclaré que « nos infrastructures routières et notre système de signalisation ne sont pas encore prêts pour la mise en œuvre du système de permis à points ». Il soutient qu’« au vu du manque de dialogue avec les stakeholders, Anil Bachoo a agi comme un dictateur».

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