Accident de Sorèze: l’opposition réclame une enquête impartiale

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Les leaders de l’alliance MMM-MSM, sir Anerood Jugnauth et Paul Bérenger, estiment, qu’il faut attendre la fin de l’enquête afin de situer les responsabilités. Toutefois, ils s’interrogent sur la sécurité au niveau de la Ring Road et la gestion de la Corporation nationale de transport (CNT).

Sir Anerood Jugnauth et Paul Bérenger ont, lors d’une conférence de presse conjointe, ce samedi 4 mai, longuement commenté le terrible accident qui a fait, la veille, dix morts à Sorèze. Sir Anerood Jugnauth a insisté sur la nécessité d’une enquête «impartial» sur ce drame qui a choqué Maurice, un mois seulement après les inondations meurtrières du 30 mars dernier.

Si les deux hommes disent qu’ils attendront la fin de l’enquête policière avant de se prononcer sur les responsabilités, ils ont tout de même rappelé les nombreuses questions soulevées par les travaux effectués dans cette région dans le cadre de la Ring Road.

«C’est devenu un endroit dangereux depuis qu’il y a eu de nouveaux aménagements dans le cadre du projet Ring Road. Désormais, tout le monde appelle cette zone le virage de la mort. Il y a déjà eu 15 morts là-bas», soutient Sir Anerood Jugnauth.

Pour Paul Bérenger, l’accident de Sorèze démontre, une nouvelle fois, cette «incompétence qui tue». «Après l’arrogance du gouvernement sur les projets d’infrastructures routières, l’incompétence qui a tué lors des inondations, maintenant c’est la Corporation nationale de transport qui se retrouve au centre d’un drame. Nous savons tous qui est responsable de la corporation», ajoute Paul Bérenger.

Ce dernier a également affirmé détenir des renseignements à l’effet que «le cover-upa déjà commencé à la CNT» et a lancé une mise en garde à qui de droit. «Nous allons suivre cette enquête de très près», martèle le leader historique du MMM.

Les deux hommes ont également fait le bilan du meeting du Remake à l’occasion de la Fête du travail. Ils se disent totalement satisfaits de la foule réunie, le mercredi 1er mai à Port-Louis. Une foule qui démontre, selon eux, la force de l’alliance de l’opposition face à un adversaire qui «ti pou bat lamok» si le leader du Parti travailliste, Navin Ramgoolam, avait choisi de tenir son rassemblement.

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