9e anniversaire de l’autonomie de Rodrigues : Jhabimeessur appelle à l’union politique

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Célébrations en grande pompe pour les 9 bougies de l’autonomie de Rodrigues ce mercredi 12 octobre. L’occasion pour le Chef commissaire de Rodrigues, Gaëtan Jhabimeessur, de revenir sur les objectifs et défis de l’île.

« Fiers d’être Rodriguais ». C’est le thème choisi pour célébrer les neuf ans de l’autonomie de Rodrigues. Les Rodriguais se sont donnés rendez-vous au stade Camp-du-Roi pour une fête d’anniversaire pas comme les autres.

Les invités d’honneur à cette journée autour du thème sont le président de la République, sir Anerood Jugnauth, et l’ambassadeur de France, Jean-François Dobelle. Au programme, une cérémonie de décorations, des spectacles, ainsi qu’un match de football.

Le Chef commissaire de Rodrigues, Gaëtan Jhabimeessur accueille ce neuvième anniversaire avec fierté. Il remercie le gouvernement central de l’époque d’avoir pensé à l’île Rodrigues pour qu’elle obtienne ce statut.

« Je ne vais pas dire que nous avons atteint nos objectifs en neuf ans, car tout reste encore à faire. Il ne nous suffit pas de préparer des projets de développements mais les Rodriguais doivent se sentir davantage impliqués dans l’avancement de leur île », a-t-il souligné.

Gaëtan Jhabimeessur avance également que depuis ces neuf dernières années Rodrigues a beaucoup progressé au niveau infrastructurel, surtout en ce qui concerne les réseaux routiers et les conditions de logements, avec les facilités d’emprunt. « Le plus gros défi reste la sécheresse et le manque d’eau dans l’île et une grosse part de notre budget est alloué à cela. En outre, il faut encourager les Rodriguais à un retour à la terre avec l’élevage et les moyennes entreprises afin de diminuer le problème de pauvreté », a-t-il dit.

Le plus gros regret toujours selon le chef commissaire de Rodrigues, est le fait que l’île soit toujours divisée, politiquement parlant. « Ils ne se rendent pas compte qu’en neuf ans on aurait pu atteindre beaucoup plus. Le fait qu’on soit divisé, nous rend très vulnérable et nous fait tourner en rond. Si on était à la même table même avec nos divergences d’opinions, on aurait pu changer beaucoup de choses. Je lance donc un appel aux jeunes pour qu’ils développent une mentalité plus individualiste », a-t-il conclu.

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