80 employés du centre d’appel SATIM licenciés pour cause de délocalisation à Madagascar

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La Société d’Archivage et du Traitement d’Information de Maurice Ltd (SATIM) ferme ses portes. La raison : le coût élevé de la main-d’œuvre. L’entreprise de BPO s’installe à Madagascar alors que les employés sont dans le flou. Les ex employés ont reçu le jeudi 2 février leurs salaires et leurs indemnités de licenciement.

Ils sont 80 employés à être au chômage technique depuis le 30 décembre 2011 pour cause de délocalisation des activités de la SATIM vers Madagascar. Le patron de l’entreprise, Emmanuel Roserot, avait annoncé la fin des activités fin décembre, et, depuis, il est injoignable. Le liquidateur qui a repris les choses en main a procédé le jeudi 2 février 2012 aux paiements de salaires et les indemnités, y compris le remboursement du local leaves.

La Société d’Archivage et du Traitement d’Information de Maurice a été créée il y a plus de trois ans et se chargeait d’informatiser des documents d’archives pour le compte d’entreprises étrangères. La firme avait trois branches, dont deux qui&nbsp à Port-Louis et une autre à Quatre Bornes.

Certains des employés croulent sous les dettes. Nathalie travaille dans la firme de BPO depuis sa création. « J’ai vécu une partie de ma vie dans cette compagnie, Aujourd’hui je ne comprends pas pourquoi, SATIM ferme. Les lois du travail ne protègent donc que les patrons ? Fort heureusement j’ai pu trouver de l’emploi assez vite », lance cette mère de famille.

Liseby, un des plus anciennes employées de la firme, peine à cacher son inquiétude. « J’ai des dettes à rembourser et la banque ne va pas m’offrir de délai. A mon âge, je ne suis pas sûre d’avoir un autre emploi », fait-elle ressortir.

Même inquiétude pour Elsa, qui ne sait toujours pas quelles indemnités leur seront proposées. « Même avec le remboursement des congés payés et les congés maladie, le montant ne sera pas suffisant, car notre employeur ne va pas verser de compensation », confie cette employée.

La General Workers Federation (GWF), qui a pris ce dossier en main, dénonce la manière dont les choses se sont déroulées. La syndicaliste Veena Dholah souligne que les deux lois du travail sont responsables de cette situation. « Nous pressons le ministre du travail d’amender au plus vite les deux lois du travail, pour que les patrons ne puissent plus licencier en toute impunité. D’autant plus que la délocalisation sur Madagascar vise à réduire leur coût d’opération », s’insurge la syndicaliste.

Les ex-employés de SATIM Ltd vont se rendre ce vendredi 3 février au ministère du Travail pour s’enregistrer auprès du Workfare Programme, pour l’allocation chômage.

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