L’affaire du temple: Navin Ramgoolam juge inacceptable qu’on abuse de sa générosité

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Profitant d’une cérémonie marquant le début de la Coupe, le Premier ministre est revenu sur l’affaire du temple qui est situé à l’arrière de sa maison à St-Paul.

«C’est inacceptable qu’on abuse de ma générosité… C’est inacceptable de remettre en question la sécurité du Premier ministre», explique Navin Ramgoolam, lors de cette cérémonie organisée par la Savanne Tamil Benevolent Society au Amma Tookay Kovil de Camp Diable.

Navin Ramgoolam a fait l’historique de cette affaire. Il confie que, lors de son premier mandat en 1995-2000, déjà un problème de sécurité se posait. A l’époque, son conseiller en sécurité lui avait suggéré que l’Etat rachète ce terrain. Toutefois, c’est finalement ses beaux-parents qui devaient en faire l’acquisition. «Par la suite, nous avons décidé de donner un lopin de terres pour le temple. Au départ, il n’y avait pas de problème», explique le Premier ministre.

C’est lorsqu’il devient leader de l’opposition, entre 2000 et 2005, que les problèmes commencent à surgir, souligne-t-il. «Ils ont alors lancé une construction complètement illégale. Ils ont installé des haut-parleurs. En certaines occasions, les cérémonies étaient bruyantes et duraient jusqu’à minuit. A présent, j’ai constaté qu’ils font aussi des sacrifices d’animaux sur ce site. Je ne suis pas d’accord avec ce genre de choses. Il y a aussi des gens louches qui fréquentent ce lieu. Ce sont des personnes de mauvaises foi du fait même qu’ils ont fait appel à Harish Boodhoo pour être leur porte-parole», soutient le chef du gouvernement. Harish Boodhoo est qualifié de «croque-mort prêt à tout pour faire du mal à la famille Ramgoolam.» Il soutient également qu’il ne cédera pas aux chantages de l’homme de Belle-Terre.

Lors de son discours à la cérémonie officielle de lancement de la saison de Coupe, il est revenu sur le dernier budget. «A un an des élections, on aurait pu faire preuve de largesses. Mais ni Rama Sithanen, ni moi, nous ne sommes des gens irresponsables», avance-t-il, à cet effet.

Concernant la compensation salariale, il laisse entendre qu’il y aura un budget en novembre et qu’en fonction de l’évolution de la situation, «le gouvernement verra ce qu’il peut faire.» «Dans le contexte actuel, nous avons surtout voulu donner une compensation salariale à ceux au bas de l’échelle», dira-t-il.

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