Wakashio : le rapporteur spécial des droits humains estime que le drame écologique aurait pu être être évité

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Le drame écologique du MV Wakashio a trouvé écho auprès du Human Rights Committee (HRC), organisme des Nations Unies à Genève. Marcos Orellan, Rapporteur spécial de l’organisme onusien, a soumis un rapport de 18 pages sur le drame du Wakashio, la gestion des déchets et les pesticides à Maurice. Ce rapport a été déposé lors de l’assemblée générale du HRC le 20 septembre.

Dans ce document, Marcos Orellan, explique s’être rendu à Maurice du 25 au 29 octobre 2021, pour étudier les implications pour les droits de l’homme de la gestion environnementale et la destruction des substances, y compris des déchets dangereux. Dans ses conclusions, le rapporteur spécial souligne que :«Special Rapporteur finds that the MV Wakashio disaster was entirely preventable. In this day and age, merchant vessels should not deviate from sea lanes and approach the coast if they are not in distress or calling on a port of the coastal State. »

Le rapporteur souligne que la notion du passage innocent et de la liberté de navigation ont été faites il y a des siècles, alors qu’aujourd’hui les états côtiers doivent avoir une autorité additionnelle pour contrôler le trafic maritime, car il y a des risques pour l’environnement et les droits de l’homme. Il salue la feuille de route mise en place par la National Coast Guard après l’échouement du Wakashio et la mise à jour du National Oil Spill Contigency Plan. Les compensations limitées et les délais pour le paiement sont parmi les points saillants soulevés. Le rap- port souligne qu’il faut néanmoins renforcer le contrôle des navires marchands autour de Maurice.

De plus le rapporteur spécial déplore que depuis la mise sur pied du Court of Investigation sur le désastre du MV Wakashio, les conclusions n’ont pas été finalisées. Il souhaite qu’elle rende publiques ses conclusions. Sur les conséquences post-Wakashio, le représentant du HRC souhaite une surveillance à long terme des sites touchés par le déversement d’hydrocarbures, de même qu’une étude sur l’impact environnemental, sur les droits humains liés à la santé physique et mentale, sur l’accès à la nourriture et les conséquences socio-économiques découlant du désastre écologique.

Le rapporteur estime que le National Oil Spill Contigency Plan doit inclure les partenaires de la société civile pour l’accès aux dispositions légales et l’accès à l’information libre sur les défis environnementaux, les substances et déchets dangereux.

Pour rappel, le MV Wakashio a heurté la barrière corallienne à Pointe-d’Esny le 25 juillet 2020. Lors des tentatives pour renflouer le navire, la coque menaçait de se briser. Le 6 août 2020, le navire a commencé à déverser de l’hydrocarbure dans le lagon de Pointed’Esny, soit 1 000 des 3 890 tonnes de Very Low Sulphur Fuel Oil. La marée noire a touché les côtes sudest et est de Maurice, causant un désastre écologique sans précédent.

Selon le capitaine, le navire s’approchait des côtes mauriciennes, mais il aurait perdu le contrôle des commandes à cause du mauvais temps et percuté la barrière de corail. D’ailleurs, le capitaine et son second ont été condamnés à 20 mois de prison le 27 décembre 2021, mais ont aussi bénéficié d’une réduction de peine et ont été libérés vu qu’ils étaient restés en détention depuis l’échouement du navire.

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