Entrepreunariat: Business Network International (BNI) à Maurice vise le lancement d’une quinzaine de groupes

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Sylvie Miquel, la directrice nationale de BNI à Maurice, vise à accompagner au moins 500 entrepreneurs mauriciens à développer leur business sur les cinq ans à venir.

Sylvie Miquel, la directrice nationale de BNI à Maurice, vise à accompagner au moins 500 entrepreneurs mauriciens à développer leur business sur les cinq ans à venir.

Business Network International (BNI) existe depuis 1985. Il est présent dans plus de 70 pays comme, entre autres, l’Australie, l’Europe, le Canada et l’Inde, et regroupe au total 290 000 membres entrepreneurs à travers le monde. L’objectif de ce leader mondial de la recommandation d’affaires est d’aider un plus grand nombre d’entrepreneurs possible à développer leurs ventes grâce à une approche structurée, positive et incitative du marketing de recommandation. Il structure de manière professionnelle le bouche-à-oreille. Le principe fondamental de BNI est «Qui donne reçoit». 

Sylvie Miquel et Anique Miquel sont deux soeurs associées et ont lancé BNI dans la région. Elles ont démarré le développement de BNI à l’île de la Réunion en 2016 et depuis l’année dernière, elles ont créé une société à Maurice pour y développer BNI. «On est persuadée que, dans la vie, quand on aide les autres, à un moment, on est aidé en retour. On peut travailler dans la solidarité, la complémentarité d’entraide et pas en s’opposant aux uns aux autres. La communauté BNI à travers le monde sont animée par la solidarité et l’entraide». 

Alors que Anique Miquel est directrice régionale BNI la Réunion, Sylvie Miquel est directrice nationale BNI Maurice. Elle rencontre les entrepreneurs mauriciens qui ont envie de s’investir pour aider les autres et crée une équipe de directeurs consultants qui ont pour rôle de créer des groupes d’entrepreneurs. Elle forme les membres, entre autres, sur les méthodes pour échanger les recommandations. Sylvie Miquel vise à accompagner au moins 500 entrepreneurs mauriciens à développer leur business sur les cinq ans à venir. 

La réunion de lancement du premier groupe BNI Trochetia a eu lieu le 20 septembre, réunissant ses 26 membres et 53 visiteurs. Il fonctionne depuis deux semaines et accompagne de nouveaux entrepreneurs en quête de nouveaux business à développer et de nouveaux partenariats à Port Louis. Le groupe a été constitué et les membres ont été formés pendant cinq semaines. Puis a démarré un groupe BNI en mode opérationnel et en mode business, indique la directrice nationale à Maurice. Sur les deux premières semaines d’activités, Rs 600 000 ont été générées grâce aux recommandations. L’objectif est d’atteindre une quinzaine de groupes répartis sur l’île. Actuellement, la création du deuxième groupe à Ebène est en cours, ainsi que du troisième groupe à Tamarin. 

Les entrepreneurs rejoignent BNI pour générer de nouvelles affaires et des clients à long terme. «Un groupe BNI est comme une équipe commerciale. On ouvre son réseau pour aider les gens de son groupe de la communauté BNI à Maurice. Par exemple, un agent immobilier, membre de BNI à Maurice, cherche à rencontrer des Français qui viennent s’installer à Maurice. Je recommande donc mon réseau à cet agent immobilier. Tout est basé sur la confiance. Je veux dire: si je recommande quelqu’un il faut que je sois sûre. Car c’est ma réputation qui est en jeu», explique Sylvie Miquel. Chacun dans son secteur a des connaissances ou des prestataires à recommander. Le nombre de recommandations augmente au même rythme que le nombre de membres. 

Toutefois, souligne notre interlocutrice, dans un groupe, il n’y a pas de concurrent. À l’instar, il n’y aura qu’un avocat en droit des affaires et un autre en propriété intellectuelle, mais pas deux personnes de la même spécialité dans un même groupe. Au cas contraire, il serait compliqué de faire des recommandations. 

Une réunion de travail a lieu une fois par semaine. Par exemple, le groupe Trochetia se réunit tous les mardis de 11h à 13h et pendant ces réunions, par exemple, les recommandations sont échangées. «La première réunion du mois est en présentiel et les autres en ligne. Lors de ces réunions, il y a des membres ainsi que des visiteurs du monde entier. Si une personne cherche une agence de développement web et qu’elle veut travailler avec une clientèle australienne, et si moi j’en connais, je peux leur demander d’assister à la réunion en ligne. La mise en relation peut se faire très rapidement.» Tous les membres de BNI ont accès à une application mobile pour se connecter, rentrer des recommandations et suivre leur propre évolution du business. 

On considère que les entrepreneurs ont besoin d’un outil structuré et d’un accompagnement qui va leur permettre de rebondir, ou de trouver de nouvelles idées de partenariat, ou encore des opportunités de business. Compte tenu du Covid-19 et des deux dernières années difficiles, ce réseau est un support non négligeable.

En chiffre: 19 milliards USD

À la Réunion, en cinq ans, les membres de BNI ont échangé des recommandations transformées en plus de 32 millions d’Euros. Sur les douze derniers mois, dans le monde, 19,4 milliards de dollars d’affaires ont été générées. Dans une étude mondiale, plus de 90 % des chefs d’entreprise ont reconnu que le réseautage avait joué un rôle dans leur réussite.

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