Le projet d’ENL Savannah Connected Countryside, un exemple à suivre ?

Avec le soutien de
Vincent Lagesse lors de la présentation du projet, début août.

Vincent Lagesse lors de la présentation du projet, début août.

Des maisons, des appartements, des espaces bureaux et commerciaux et même une place de village. Tout comme les petites communes en France ou en Angleterre. C’est ce qui est proposé par le groupe ENL à Savannah. 

On peut posséder une belle petite maison, une jolie cour et jardin et aimer la tranquillité. Mais être incommodé par des voisins bruyants et qui n’aiment pas les arbres et la verdure et qui vous épient de leur balcon et dont le chien aboie sans cesse. Quand ce n’est pas le trafic routier et le vacarme urbain qui dérange. La solution que Savannah a trouvée : non pas un gated community, mais tout un village où les habitants seront appelés à respecter les voisins et la nature. 

Les futurs acquéreurs de ses terrains auront à se conformer à un cahier de charges rigoureux : la construction de la maison ne devra pas occuper plus de 35 % du terrain et les autres surfaces imperméables pas plus de 5 %. Le reste : place à la pelouse, aux arbres et même aux potagers individuels. De plus, les surfaces perméables, comme les dalles perforées, seront encouragées au lieu de bitume ou de béton. La maison ne devra pas posséder plus d’un étage et devra mesurer au maximum huit mètres de haut. La vie privée est assurée d’avance. 

Et comment se protéger des inondations qui sont malheureusement très connues désormais ? Grâce à des drains, bien sûr. Mais comme les ingénieurs et urbanistes qui se respectent le savent, ce sont surtout les murs, qui remplacent maintenant les haies de bambous et autres haies vives, qui sont responsables des accumulations d’eau. «Si un habitant veut construire quand même un mur autour de sa maison», nous explique Vincent Lagesse, responsable du projet, «il faudra qu’il laisse un espace libre mais où il peut se séparer grâce à une clôture métallique et les drains, installés après étude de l’écoulement de l’eau, situés sous la betafence.» C’est simple mais il fallait y penser! 

6 000 habitants 

60 lots seront bientôt mis en vente à partir de septembre. Au final, au moins 1 300 propriétés et 6 000 personnes y habiteront, dans des logements individuels, mais aussi dans des appartements qui seront localisés un peu plus loin. Tout un village donc sortira de terre et la place de ce village aura ses petits commerces, ses lieux de rencontre ou ses pubs. Tranquillos, les nouveaux Savannéens ! Et veinards. Cependant, le prix variera entre 3 et 6 millions de roupies dépendant de la dimension du terrain et d’autres critères. Sans compter le coût du bâti qui sera bien sûr à la charge de l’acquéreur. 

D’autres aménités, comme un terrain de jeux, sont disponibles et, d’ici deux ans, un centre sportif et un potager collectif le seront aussi. «Ce ne sera pas vraiment une sorte de jardin ouvrier», nous confie Vincent Lagesse. «La ferme, y compris le potager, sera surtout pédagogique car chaque famille sera encouragée à créer son propre potager sur son terrain.» Et pas de pesticide à Savannah Village «mais peut-être qu’un peu de fertilisant sera permis.» Bref, le village produira assez de fruits et légumes pour être mis en vente sur place. «Les habitants de la région», nous dit Vincent Lagesse «pourront s’y approvisionner et aussi apporter leurs produits pour être mis en vente, comme nous l’avons déjà organisé d’ailleurs.» 

Abattage interdit 

Des pistes cyclables et piétonnières de 2 mètres de large sillonneront tout le village. Donc, pas de risque d’accident. Et moins de pollution. «Même si tout le village sera un coin de verdure», nous dit Vincent Lagesse, «il y aura des jardins où l’on pourra se retirer. Les habitants pourront marcher, courir ou pédaler jusqu’à la côte et jouir du Sud sauvage qui sera», nous assure Vincent Lagesse, «préservé de tout développement de Savannah Connected Countryside.» Et les arbres ? «Tous les lots auront leurs arbres fruitiers, exotiques ou endémiques déjà plantés que l’on ne pourra pas abattre. Et les habitants en ajouter s’ils le veulent.» Un parc où les riverains pourront se rendre, est prévu pour plus tard. 

Un syndic assurera l’entretien des espaces communs et le gardiennage. Un village connecté ? Connecté surtout à la nature, nous dit Vincent Lagesse. «Ceux qui aiment le slow life pourront en profiter.» 

Le projet s’étendra sur 440 arpents dans les années à venir et plusieurs centaines d’arpents de cannes disparaîtront. Seuls 20 arpents de cannes ont été convertis jusqu’à présent. 

C’est le seul point noir, alors que l’on sait que le sucre est l’exportation qui rapporte le plus de devises au pays. Mais comme le gouvernement l’autorise…

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x