Le Sri Lanka réceptionne un avion de surveillance maritime offert par l'Inde

Avec le soutien de

Le Sri Lanka a pris livraison lundi d'un premier avion de surveillance maritime, offert par l'Inde, à la veille de l'arrivée, dans le sud de l'île, d'un navire de «recherche» chinois dont la présence inquiète Washington et New Delhi.

Le Dornier 228 de la marine indienne a été réceptionné à l'aéroport international principal près de Colombo par le président Ranil Wickremesinghe, a indiqué son bureau. Un deuxième appareil identique devrait suivre.

«La sécurité de l'Inde et du Sri Lanka est renforcée par la compréhension mutuelle, la confiance mutuelle et la coopération», a déclaré le haut-commissaire indien Gopal Baglay sur Twitter. «Le don du Dornier 228 est la nouvelle contribution de l'Inde à cette cause».

L'avion chargé d'équipements permettant de surveiller et de brouiller les signaux électroniques a été livré peu avant l'accostage prévu mardi du navire chinois Yuan Wang 5 dans le port chinois de Hambantota, dans le sud de l'île.

Le navire chinois devait initialement parvenir au Sri Lanka jeudi dernier, mais Colombo avait demandé à Pékin de reporter sa visite après des objections de l'Inde.

Selon les médias indiens, New Delhi craint que la Chine n'utilise le navire pour espionner les activités indiennes. Les États-Unis ont également exprimé des inquiétudes, selon des sources officielles.

Mais samedi, Colombo a fait volte-face en annonçant avoir autorisé le navire à accoster à Hambantota mardi et à y rester six jours. Le navire devra toutefois garder son système d'identification automatique (AIS) allumé dans la zone économique exclusive du Sri Lanka et n'est pas autorisé à effectuer des recherches scientifiques dans les eaux sri-lankaises.

En 2017, Colombo s'était retrouvé dans l'incapacité d'assurer le service de sa dette de 1,4 milliard de dollars contractée auprès de Pékin pour la construction de Hambantota, port en eau profonde, et avait dû le céder pour 99 ans à une entreprise chinoise.

La Chine reste le principal créancier bilatéral du Sri Lanka, détenant plus de 10% de la dette extérieure du pays.

Le Sri Lanka, qui a fait défaut sur sa dette extérieure de 51 milliards de dollars à la mi-avril, est en négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue d'un éventuel renflouement.

Le soutien de Pékin est essentiel pour que le pays, plongé dans une grave crise économique, puisse restructurer sa dette avant de pouvoir prétendre à l'aide du FMI.

Le 4 août, M. Wickremesinghe, un pro-occidental, a «réitéré l'engagement ferme du Sri Lanka à l'égard de la politique d'une seule Chine» après la visite de la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, à Taïwan, mettant en garde contre la «non-ingérence dans les affaires intérieures des pays».

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