À 65 ans, Krishnaduth Ramrooch souhaite réaliser un long-métrage

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Cet habitant de Montagne-Blanche a été choisi comme «Brand Ambassador» pour le «195 Countries International Film Festival 2022».

Cet habitant de Montagne-Blanche a été choisi comme «Brand Ambassador» pour le «195 Countries International Film Festival 2022».

Il a commencé à vivre sa passion pour la photographie à l’âge de 12 ans avec un appareil endommagé. À force de persévérance, cet homme plein de talent est devenu aujourd’hui un cinéaste plusieurs fois primé pour ses courts-métrages. Il rêve maintenant d’entrer dans la cour des grands en réalisant son premier long-métrage.

Le talent de Krishnaduth Ramrooch, un passionné de l’image, ne cesse d’être reconnu. «Le 4 février, le prix du meilleur acteur a été décerné à l’interprète de mon film Koruption Non! lors d’un concours organisé par l’ICAC. Le 27 avril, lors de la cérémonie de remise des prix National Heritage Fund, j’ai reçu le troisième prix pour mon film Hamni Ke Gaon Mein Ek Yaadgaar (Enn souvenir dan nou landrwa). Pour le 195 Countries International Film Festival 2022, du 15 au 17 mai, j’ai reçu le prix du Best Documentary Director et du Best Special Mention Film pour mon film Stones Turn into Gold et j’ai également reçu le prix du meilleur film étranger et du meilleur réalisateur de court métrage pour mon film Sanskaar (Qualities)», indique-t-il fièrement.

Cet habitant de Montagne-Blanche, âgé de 65 ans, a aussi été choisi comme Brand Ambassador pour le 195 Countries International Film Festival 2022. Durant son parcours, il a produit et réalisé plusieurs courts métrages, tels que Lepok Margoze, Fête de Cavadee à l’île Maurice, La Coupe, Lavenir ou zanfan trouve dan ou la main, Mo Bague (Horror film) ou encore Tour Martello. Il a remporté divers prix et reçu des demandes pour faire partie d’un jury.

Krishnaduth Ramrooch a participé à un concours de contes organisé par le National Senior Citizen of Mauritius, en 2018, avec le titre Guru Dakshina (Un gage pour un professeur) et a reçu le premier prix pour cette histoire. Comme celle-ci a été très bien accueillie par les membres du jury, il a été encouragé à écrire un scénario sur cette histoire pour un long métrage qui est basé sur la valeur morale car avec le temps quelques valeurs morales s’estompent, indique-t-il. Maintenant que le scénario est prêt, il veut tourner ce film. Malheureusement, nous confie-t-il, «le budget du film est d’environ Rs 400 000, je recherche une aide financière pour couvrir les frais».

Krishnaduth Ramrooch est fier de tous les prix remportés jusqu’à présent. Il a un penchant pour l’art et les dessins depuis sa tendre enfance et a été inspiré par la photographie à l’âge de 12 ans, raconte-t-il. «Quand je suis allé pour la première fois à Grand-Bassin à pied avec mon petit kanwar sur l’épaule, mon père a fait appel à un photographe, le seul de notre village, pour prendre une photo de famille. J’étais telle- ment attiré par son appareil photo que je me suis demandé quand je pourrais avoir un tel appareil dans ma vie. Mais acheter un appareil photo à cette époque était hors de question, vu notre situation», se souvient-il. Car il est né au sein d’une famille très pauvre de neuf personnes comprenant le père, la mère, trois frères et trois sœurs, dont il est le fils aîné.

Finalement, en 1967, à l’âge de 11 ans, il reçoit un petit appareil photo endommagé de son oncle, que ce dernier avait trouvé dans une armoire. Le petit Krishnaduth Ramrooch a économisé un peu d’argent en travaillant dans un champ de canne avec son père pour acheter un rouleau de film Agfa 120. Mais la caméra étant endommagée, le résultat des quelques clichés n’était pas bon et, faute de moyen pour le faire réparer, il l’a fait lui-même. Et un photographe lui a montré comment manipuler l’appareil. «C’est alors qu’a commencé mon parcours dans le domaine de la photo. Pendant les pique-niques de l’école, je prenais des photos de mes enseignants et de mes amis qui contribuaient pour les films et le tirage. Puis, un de mes enseignants m’a offert un livre, Photography Made Simple, qui m’a énormément aidé à apprendre d’autres techniques.» Depuis, il n’a cessé de persévérer, de s’améliorer à travers des cours de photographie et de briller par son talent.

Avec l’avènement des nouvelles technologies dans le domaine de l’équipement vidéo et de l’informatique, la réalisation de films est devenue plus facile de nos jours. Krishnaduth Ramrooch encourage la jeune génération à investir dans la réalisation de films.

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