Face à la presse: Arvin Boolell se dit déçu du silence de France Telecom

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(De g. à dr.) Ranjiv Woochit, Arvin Boolell et Ehsan Juman ont abordé des thèmes économiques, politiques et sanitaires hier, vendredi le 5 août. © Doreck Clair

(De g. à dr.) Ranjiv Woochit, Arvin Boolell et Ehsan Juman ont abordé des thèmes économiques, politiques et sanitaires hier, vendredi le 5 août. © Doreck Clair

Le chef de file parlementaire du Parti travailliste (PTr) Arvin Boolell s’est longuement attardé, hier au cours d’une conférence de presse, sur la déclaration de Bobby Hurreeram contre Huawei. Pour l’ancien ministre des Affaires étrangères, c’est un impair diplomatique grave et la déclaration de l’ambassadeur de Chine a été cinglante : que le gouvernement s’occupe de ses affaires internes sans chercher des boucs émissaires à l’extérieur. Il demande ainsi que Bobby Hurreeram soit révoqué. Concernant l’affaire de sniffing toujours, Arvin Boolell s’est dit déçu de Girish Guddoy que l’on avait traité de hero. Mais, au final, il a donné un mauvais exemple avec son retournement de veste, soutient le travailliste. Il dit aussi être déçu du silence de France Telecom. 

Pour lui, le nouveau chairman de Mauritius Telecom, Maxime Sauzier est tout aussi un personnage controversable que Nayen Koomar Ballah, son prédécesseur. Il dénonce également le rôle joué dans la campagne de dénigrement contre Huawei des journaux indiens comme The Print et Hindustan Times, qui selon lui est un journal de propagande. Tout en rappelant qu’il est déplacé de la part de certains d’accuser l’opposition de faire du India-bashing et de rappeler combien de fois le gouvernement travailliste a soutenu l’Inde au niveau international. En parallèle Arvin Boolell dénonce le fait que le gouvernement se cache derrière les clauses de confidentialité à propos d’Agalega. «Il n’est pas possible de parler de confidentialité quand il s’agit de l’intégrité territoriale.» 

Sur le plan économique, le chef de file des travaillistes au Parlement parle du manque aigu de devises sur le marché. Et de l’apparition d’un marché parallèle de devises. Plus important, il révèle que la Banque de Maurice a obligé les banques commerciales à déposer leurs devises étrangères temporairement chez elle, le temps d’un rapport favorable montrant que le pays a des réserves de 7,6 milliards de dollars. 

Ranjiv Woochit, de son côté, trouve étrange qu’un ministre a annoncé qu’on va importer de l’huile comestible de l’Inde, que le navire a déjà quitté la Grande péninsule mais finalement on n’a reçu aucune cargaison d’huile. Ehsan Juman s’est lui en outre demandé si l’huile indienne a déjà été payée et si elle est restée coincée au Sri Lanka. Le député du No 3 a de surcroît parlé des 500 000 vaccins qui expireront ce mois-ci et qui constitueront un gros gaspillage d’argent alors que Moody’s a réclamé une baisse des dépenses. Il se demande aussi combien ont coûté ces vaccins qui seront inutilisables à la fin de ce mois-ci.

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