Noa Bibi: parole à notre champion !

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Noa Bibi, vainqueur national du 200m.

Noa Bibi, vainqueur national du 200m.

Il est le nouveau roi du 200 mètres sur le plan national. Noa Bibi, 21 ans et habitant Plaisance, Rose-Hill, a récemment mis Maurice en lumière en explosant le record national du 200m avec un chrono de 19s89 aux championnats de France Espoirs, brisant ainsi le record précédemment accompli par notre champion Stephan Buckland. Comment Noa Bibi vit-il sa nouvelle vie ? Quel est le travail derrière tant de succès ? Il te dit tout.

Comment devient-on champion et explose-t-on le record du grand Stephan Buckland ? 
(Rires) Exploser non… c’est le fruit de beaucoup de travail et de sacrifices. Il faut y croire et ne jamais baisser les bras. J’ai consacré tout mon temps à l’entraînement et au repos uniquement. C’est aussi adopter une routine, qui parfois pourrait être fatigante, car je dois le dire, je suivais un entraînement féroce, quotidiennement. Cela impliquait aussi de ne pas voir sa famille, même si j’avoue que le dimanche, je faisais de sorte à rester à la maison pour me reposer et récupérer. 

À quand remonte ta première médaille ? 
On n’oublie jamais la première médaille que l’on remporte à l’école primaire lors de la journée sportive dite Sports Day (rires). Gagner et être le héros dans la cour de l’école pendant un moment c’est bien. Mais plus sérieusement, je me souviens de ma première place, remportée le 26 août 2019, lors des Jeux d’Afrique dans l’épreuve des 100 mètres, à Abdellah à Rabat. Cette médaille est toujours à la maison et est accrochée à la meilleure place d’ailleurs. 

Avec tous ces entraînements, arrivais-tu à trouver du temps pour les études ? 
Justement, malheureusement, mes sacrifices impliquaient aussi mes études. Comme je te l’ai dit, j’avais un but, un objectif, et je suis une personne déterminée. Je savais où je voulais aller. Bien sûr, je ne dis pas qu’il faut sacrifier totalement les études car même dans l’athlétisme, l’éducation est primordiale, surtout si on veut aller à l’étranger où il faut maîtriser l’anglais, même un minimum. Cela compte beaucoup. Du coup, pour mes études, je regrette d’avoir dû les négliger un peu. Par contre, quand je regarde où j’en suis aujourd’hui, je suis fier. L’athlétisme m’apporte beaucoup et me permet de vivre mon rêve. 

Tes parents t’ont soutenu ou t’ont-ils toujours rappelé l’importance de l’éducation ? 
L’éducation demeure très importante. J’ai eu la chance de pouvoir compter sur des parents qui se sont toujours montrés patients et m’ont encouragé. Même en cycle primaire, mes instituteurs m’aidaient, notamment pour le Sports Day ou au secondaire, c’était les enseignants qui le faisaient pour les Jeux inter-collèges. Par contre, attention, tout n’a pas été rose car j’ai eu des critiques aussi et des défis, qui se sont présentés à moi, à un moment donné. De temps en temps, une pensée me hante car dans ce sport, tout se joue sur la condition physique et de ce fait, il faut être en pleine forme pour le pratiquer. Parfois, je me demande ce que je ferai si je me blessais un jour. Quand on va en compétition, surtout à ce niveau, il faut savoir qu’on va avoir affaire à des grandes pointures et le problème que j’ai rencontré, c’est le regard des adversaires, qui voulaient me faire peur. Cela n’a pas marché car je connais ma force et ce dont je suis capable. 

Tu parles de ta peur de te blesser. Cela t’est-il déjà arrivé ? 
Oui, en février 2020, je me suis fait mal au genou. Cette année, je me suis blessé à la jambe droite et au pied gauche. Heureusement que ces blessures n’étaient pas trop graves. Selon les médecins, elles demandaient beaucoup de repos mais j’ai cru en mes capacités et j’ai couru malgré tout. Mais je ne conseille pas cela aux autres (rires). 

Comment s’annonce l’avenir pour toi maintenant et quel est ton prochain objectif ? 
Depuis cette performance, beaucoup de parrains m’approchent et veulent m’aider dans mon aventure. Moi, qui parlais de mes études que j’ai négligées, j’ai été approché par des universités dont une aux États-Unis. Voir toutes ces opportunités se présenter à toi, d’un seul coup, c’est extraordinaire mais en même temps, c’est difficile de se décider. Mais je vais prendre le temps qu’il faut. Je peux compter sur la Mauritius Athletics Fédération pour m’aider à m’orienter et choisir la bonne voie. Et je vais continuer à travailler dur et je vais viser le record actuel d’Afrique.

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