David Snoxell: «Le Royaume-Uni serait prêt à rendre les Chagos…»

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L’ancien haut-commissaire britannique à Maurice est d’avis que le Royaume-Uni souhaite conclure l’affaire des Chagos rapidement.

L’ancien haut-commissaire britannique à Maurice est d’avis que le Royaume-Uni souhaite conclure l’affaire des Chagos rapidement.

Attendons-nous un heureux dénouement dans les prochains mois dans le litige entre Maurice et la Grande-Bretagne concernant les Chagos ? Déjà, lors du Sommet du Commonwealth, qui s’est tenu la semaine dernière à Kigali, au Rwanda, Alan Ganoo ministre des Affaires étrangères, a soulevé des questions relatives à l’affaire Chagos. De son côté, son homologue britannique a donné l’assurance que le Royaume-Uni souhaitait résoudre l’affaire le plus tôt possible. Comment peuton interpréter la position de l’Angleterre sur ce dossier ? 

Interrogé, David Snoxell, coordinateur du Chagos Islands All-Party Parliamentary Group et ancien haut-commissaire britannique à Maurice, affirme que, récemment, son impression est que le gouvernement britannique tient à mettre un terme à la longue saga des îles Chagos et de ses habitants exilés. «Mais les questions cruciales sont de savoir si le Royaume-Uni est prêt à négocier un règlement global avec Maurice, ce qui signifie inévitablement que le Royaume-Uni rendra les Chagos à la souveraineté mauricienne, et quel est le calendrier pour le faire», fait-il ressortir. 

Selon lui, le Royaume-Uni s’est depuis longtemps engagé à restituer les îles à Maurice lorsqu’elles ne seront plus nécessaires à la défense (les îles Chagos extérieures ne sont pas nécessaires). «Maintenant que les tribunaux internationaux, y compris la Cour internationale de justice (CIJ) et la grande majorité des États membres de l’Assemblée générale des Nations unies, soutiennent la revendication de souveraineté de Maurice, je m’attendrais à ce que le Royaume-Uni veuille mener cette affaire à une conclusion rapide et à l’amiable.» 

Pour David Snoxell, il devrait être possible de convenir d’un calendrier pour le transfert et la réinstallation des Chagossiens qui souhaitent revenir, avant la prochaine Assemblée générale des Nations unies en septembre. 

Olivier Bancoult, représentant du Groupe réfugiés Chagos (GRC), veut y croire. «J’aurais souhaité que la Grande-Bretagne montre sa bonne volonté de mettre fin une fois pour toutes à ce litige. Et de commencer à respecter les institutions.» 

Vijay Makhan, ancien secrétaire aux Affaires étrangères, abonde dans le même sens. «Cela coule de source. Il y a une montée de pression et le Royaume-Uni ne pourra pas continuer à faire comme d’habitude.» 

Il cite notamment les événements depuis que le litige a été porté devant la CIJ, le prononcé de la Cour, la résolution des Nations unies, les revers de la Grande-Bretagne. «Si lors du sommet du Commonwealth, la Grande-Bretagne a parlé du respect des droits humains, la défense des droits de l’homme, elle ne peut pas bafouer les principes fondamentaux sur lesquels le Commonwealth est basé.» Selon lui, c’est dans l’intérêt du Royaume-Uni de résoudre ce litige rapidement. 

Dans un article paru dans le journal en ligne theconversation.com en février, l’auteur affirme que Maurice s’est engagé à permettre à la base américaine de Diego Garcia d’exister sous sa direction. «Il n’y a plus d’excuses pour justifier le colonialisme britannique persistant. Il ne reste plus qu’à la Grande-Bretagne de faire ce qu’il faut et de décoloniser sans tarder l’archipel des Chagos. En dernière analyse, c’est le meilleur moyen pour Londres de démontrer son attachement aux règles internationales : les suivre réellement.»

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