Cristal_Union renouvelle sa confiance dans le Mauritius Sugar Syndicate

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Le groupe Cristal Union a renouvelé mercredi dernier son partenariat avec le Syndicat des sucres, garantissant au sucre mauricien,très compétitif et durable, un accès préférentiel au marché européen à un prix intéressant pour les trois prochaines années. Au-delà de ces aspects, Cristal offre un accompagnement et mise sur la transparence, souhaitant à terme que la partie mauricienne puisse traiter directement avec les clients européens.

Avec la reconduction, pour la troisième fois depuis 2015, de sa confiance dans le sucre mauricien, Cristal Union offre un ballon d’oxygène au secteur, à un moment où le prix du sucre est passé de 300 euros à 700 euros la tonne. La qualité et la traçabilité du sucre local, ainsi que son bilan carbone favorable, sont des facteurs déterminants (voir notre édition du 14 juin). L’accord avec le Syndicat des sucres portant sur quelque 300 000 tonnes de sucre blanc et spéciaux a été signé par Xavier Astolfi, directeur général de Cristal Union et président de Cristalco, et Stanislas Bouchard, Chief Executive Officer de Cristal Union et directeur général de Cristalco.

«On n’est pas seulement dans le cadre d’un contrat commercial, souligne avec force Xavier Astolfi, on considère cette démarche plus qu’un accord de partenariat, plus qu’un simple accord commercial portant sur la vente d’une denrée. C’est pour cela, d’ailleurs, que c’est un accord pluriannuel. Cela permet de travailler avec l’ensemble des producteurs mauriciens à travers le Syndicat des sucres sur l’amélioration de la qualité du sucre ou encore la traçabilité, des sujets très importants aujourd’hui pour les consommateurs et les clients en Europe. Non seulement, il y a le souci de porter la commercialisation en toute transparence, mais il y a aussi l’accompagnement. Donc, on partage beaucoup de choses avec le Syndicat des sucres, notamment sur la spécification technique, les améliorations à engager et la nécessité d’organiser des visites conjointes qui permettent de progresser.»

Le sucre en provenance de Maurice est mutualisé avec celui produit par les quelque 9 000 producteurs du segment agricole du groupe. «En termes de qualité, souligne Stanislas Bouchard, c’est différent. On essaie de valoriser le sucre de la canne de très haute qualité qu’on a à Maurice, le blanc. Ce sucre est d’une excellente qualité. Il en est de même pour les sucres spéciaux qui sont reconnus par les clients européens. C’est cela qu’on essaie de valoriser directement auprès des clients utilisateurs et non pas par des traders, des négociants qui font une série d’intermédiaires. Ce que l’on souhaite, c’est que les producteurs et le Syndicat des sucres de l’île Maurice aient un accès direct au marché et aux clients finaux en toute transparence.» La plupart des 300 clients à qui est destiné le sucre blanc mauricien sont de l’industrie agro-alimentaire, dont Nestlé et Danone.

Puisque le but de tout accord implique un élément de rémunération pour le produit offert, à quoi les sociétés sucrières et les planteurs de Maurice peuvent-ils s’attendre pour les trois prochaines années ? Pour Stanislas Bouchard, les facteurs ayant contribué à une hausse du prix du sucre sur le marché européen, entre autres, datent de bien avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie. «Le prix du sucre en Europe était beaucoup trop bas depuis des années. Il n’était pas suffisamment rémunérateur pour attirer les agriculteurs vers la betterave et pas suffisamment rémunérateurs pour les planteurs de canne de Maurice et pour les autres. On revient en Europe, heureusement, à des prix normaux qui rémunèrent le sucre. Il y a trois ans, à 300 euros, la tonne de sucre était moins chère qu’une tonne de blé non-transformé. Aujourd’hui, ce n’est pas possible. C’est terminé. On ne peut plus se permettre de baisser les prix en Europe tel qu’on l’a vu dans le passé. C’est dramatique pour les planteurs et les surfaces de betterave. Les prix actuels sont des prix justes pour le sucre et doivent se maintenir. À 300/305 euros la tonne c’était de la folie. Aujourd’hui, il vaut plus de 700 euros. C’est nécessaire. Ce prix prend en compte les augmentations des coûts de production.»

Ce sera ni plus ni moins que des gains exceptionnels (windfall gains) pour les sociétés sucrières et les planteurs de la canne à sucre de Maurice. Les producteurs européens du sucre blanc à base de betterave et fournisseurs de Cristal Union font face à une augmentation de leurs coûts de production à cause du prix à la hausse de deux intrants : le gaz et les fertilisants. Cristal Union reconnaît ouvertement que le sucre mauricien est plus compétitif. «Le sucre de canne est potentiellement plus compétitif que le sucre de betterave, soutient Stanislas Bouchard. À Maurice, vous fabriquez le sucre avec l’énergie de la bagasse, alors que nous nous utilisons du gaz. Vous avec un avantage compétitif et c’est tant mieux. Il faut retrouver le niveau rémunérateur pour les planteurs de canne et de betterave. Vous êtes en situation plus favorable que la betterave, grâce à la bagasse.»

Autre domaine où le partenariat avec Maurice fournit un argument de taille pour le groupe Cristal Union auprès de sa clientèle est celui du développement durable, où il y a manifestement un souci, voire une obligation, de démontrer que les méthodes industrielles à Maurice ne constituent pas une menace pour l’environnement. «Il n’y a pas un rendez-vous, insiste Stanislas Bouchard, où la question de développement durable n’est pas soulevée. Sur la liste des priorités de ces clients : la baisse constante de leur empreinte carbone avec des objectifs chiffrés et précis. Ils posent des questions par rapport au cycle de vie de nos produits et des vôtres. Dans ce domaine également, le sucre de Maurice jouit d’un avantage particulier. Il est produit juste à côté des champs, et le produit n’est pas transporté sur une longue distance jusqu’au port de chargement. C’est une situation qui peut permettre à Maurice d’arguer que son empreinte carbone est négligeable. Le transport maritime est efficace. Et puis, vous brûlez la bagasse. Il n’y a pas de carbone brûlé et il est réabsorbé par la plante. Vous avez un bilan carbone par tonne de sucre très favorable. Pour demain, c’est un atout vis-à-vis des clients. Il s’agit d’un facteur qu’il va falloir mettre en avant encore plus et valoriser. On y travaille.»

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