Prix de l’électricité: l’Utility Regulatory Authority tranchera sur une hausse des tarifs

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Toute révision du tarif d’électricité est désormais sous la responsabilité de l’Utility Regulatory Authority.

Toute révision du tarif d’électricité est désormais sous la responsabilité de l’Utility Regulatory Authority.

Créée depuis 2016, l’Utility Regulatory Authority a maintenant la responsabilité de gérer tout ce qui a trait à la production et la vente d’électricité. À cet effet, elle se penchera sur la demande du CEB d’une hausse de ses tarifs.

Pour toute augmentation de tarif des services publics, c’est l’Utility Regulatory Authority (URA) qui tranchera. «Nous avons donné les pleins pouvoirs à l’URA. Pour toute augmentation à l’avenir, il faut obligatoirement passer par l’URA. Elle est équipée pour analyser les requêtes», a affirmé Joe Lesjongard, ministre de l’Énergie, en conférence de presse samedi. Selon lui, l’instance régulatrice devra donner son aval pour toute hausse du tarif d’électricité. «Le CEB devra venir de l’avant avec chiffres à l’appui et justifier cette hausse. Et l’URA donnera son aval.»

En effet, depuis la semaine dernière, avec la promulgation de l’Electricity Act 2005 et la Central Electricity Board (Amendment) Act 2020, il revient à l’URA de réviser et de valider les propositions de tarifs d’électricité à travers les nouveaux contrats d’achat d’électricité (PPA) ainsi que le montant final réclamé aux consommateurs. L’URA négociera également avec les Independent Power Producers (IPP).

Selon le communiqué de presse, le régulateur dispose de pouvoirs pour notamment octroyer des licences et suivre les performances des licensees, d’endosser le rôle de médiateur dans les litiges entre les licensees et les consommateurs. Ainsi, selon les procédures de l’octroi de licence, les opérateurs existants et futurs éligibles à une licence doivent s’inscrire sur la plateforme de licence électronique de l’URA, dans un délai de 14 jours, à compter de la date de proclamation. Une fois l’enregistrement terminé, l’URA émettra un numéro de référence, dans un délai de sept jours, qui permettra à l’opérateur inscrit de postuler pour une licence provisoire sur la plateforme électronique.

«Le CEB ainsi que les IPP disposeront d’une période de transition, comme le prévoient l’Electricity Act 2005 et les Transitional Regulations 2022. Cela a pour but de permettre aux opérateurs de réorganiser leurs activités pour se conformer aux lois en vigueur», a expliqué Joe Lesjongard.

Finalement, à la fin de la période transitoire, les opérateurs pourront faire une demande de licence permanente sur la plateforme électronique. Par ailleurs, l’URA devra aussi faciliter et surveiller l’amélioration du réseau d’infrastructures afin de permettre l’intégration des énergies renouvelables dans le grid, et ainsi atteindre l’objectif du gouvernement qui est de 60 % d’ici 2030.

C’est en septembre 2016 que l’URA a été officiellement lancée. Selon son site Web, Eunice Harris Potani agit comme Chief Executive Officer tandis que Philip Ah-Chuen est le président du conseil d’administration. Quant aux commissaires, ils sont : Sadatmanund Narain, ex-Deputy General Manager du CEB, l’avocate Jenny Mootealloo et Mᵉ Pratabsing Bacorisen. Ce dernier était le Chairman de State Informatics Ltd (Mauritius) et State Informatics Ltd (Botswana). Il était également membre au conseil d’administration de la Tertiary Education Commission et ses comités. Il est actuellement membre du conseil d’administration de la Higher Education Commission. C’est en décembre 2020 qu’il rejoint l’URA.

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