MySEM: la Bourse de Maurice se dote d’un nouveau système de négociation de valeurs

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(De g. à dr.) Dipak Chummun, Sunil Benimadhu, Zack Hodgson, Mahen Seeruttun, Vipin Mahabirsingh, «Managing Director» de CDS, et Dhaneshwurnath Thakoor, lors du lancement de MySEM, jeudi.

(De g. à dr.) Dipak Chummun, Sunil Benimadhu, Zack Hodgson, Mahen Seeruttun, Vipin Mahabirsingh, «Managing Director» de CDS, et Dhaneshwurnath Thakoor, lors du lancement de MySEM, jeudi.

Grâce à ce nouveau système inspiré de la Fintech, la Bourse de Maurice réalise son deuxième virage numérique après deux décennies et enlève définitivement de son parcours les effets de la contrainte du temps et de l’espace sur ses opérations. Grâce à l’application mySEM, il est possible aux heures d’ouverture de donner des instructions d’achat ou de vente des valeurs cotées à Maurice de n’importe quelle partie du monde.

Dans un environnement et un milieu d’affaires où le devenir voire la survie d’une entité repose essentiellement et sinon, en grande partie, sur la nécessité de recourir aux apports tant des technologies innovantes qu’à ceux du digital, un virage numérique pour la Stock Exchange of Mauritius (SEM) était devenu indispensable.

Démarche que la Bourse est parvenue à réaliser grâce essentiellement à l’aide de la Banque Africaine de Développement qui lui a donné le coup de pouce financier devant lui permettre de franchir les dernières étapes de cette initiative.

Le lancement officiel de ce virage numérique a eu lieu le jeudi 19 mai à l’hôtel Labourdonnais, au Caudan. C’était en présence de nombreuses personnalités parmi lesquelles, Mahen Seeruttun, ministre des Services financiers, Dipak Chummun, président du conseil d’administration de la SEM, Sarwansingh Purmessur, secrétaire permanent du ministère, Dhanesswurnath Thakoor, Chief Executive de la Financial Services Commission, l’organisme régulateur du secteur des services financiers, Zack Hodgson, président du conseil d’administration de Securities and Trading Technologies Ltd (STT), qui a joué un rôle des premiers plans pour ce qui de la réalisation de ce projet de remise à niveau du système numérique actuel des opérations de la Bourse de Maurice.

En quoi consiste ce virage numérique ? Puisque le numérique évolue sur une plateforme technologique bien spécifique, le virage numérique des opérations de la Bourse a nécessité l’installation d’Avento, une nouvelle plateforme de négociation de titres boursiers inspirée des apports les plus récents de la Fintech. Ce nouveau système vient remplacer l’ancien, SEMATS, qui a servi la Bourse pendant deux décennies.

Avec  l’application mySEM, la négociation des valeurs sur les plates-formes de la SEM ne sera qu’un jeu d’enfant. Avec cette application, la possibilité de participer aux activités de la Bourse de Maurice n’est plus prisonnière du temps et de l’espace. Dès que les opérations de négociation démarrent, n'importe qui peut de n’importe où manifester son intérêt pour négocier à travers des courtiers soit l’achat soit la vente de titres.

Les travaux d’installation de ce nouvel outil d’opération de la Bourse ont été confiés à STT, une société pour laquelle les contours de la Fintech qui fait partie de la famille des technologies avancées n’a aucun secret.

«Un des facteurs qui va grandement joué en faveur du modèle Avento, devait expliquer Sunil Benimadhu, Chief Executive de la Bourse de Maurice, est son potentiel à faciliter la politique de la Stock Exchange of Mauritius de cultiver les éléments susceptibles de l’aider à se différencier des autres opérateurs et à favoriser sa stratégie d’étendre le plus loin possible sa réputation sur le plan international.»

Capitaux de nouveaux investisseurs

Une des principales caractéristiques de ce virage numérique est que celui-ci permet à la Bourse de Maurice de sortir d’une situation où la base de l’actionnariat des sociétés dont les valeurs y sont cotées était assurée que par les ressources des financiers locaux, d’envisager d’accueillir des capitaux de nouveaux investisseurs venus d’horizons divers. Et de faire la démonstration que la Bourse de Maurice n’est pas refermée et repliée sur elle-même mais est ouverte sur le monde financier extérieur, comme le marché des dérivés financiers, ces instruments financiers qui se singularisent par le fait que leur prix et leur valeur résultent de la performance des actifs ou d’autres instruments financiers qui évoluent sur d’autres marchés.

Un premier pas a été amorcé dans cette direction avec la parution de la Bourse de Maurice sur une liste de sept places boursières sélectionnées par le groupe de la Banque Africaine de Développement. Un des objectifs de la démarche consiste à mettre en place un projet d’échanges entre elles afin que, grâce aux apports de la technologie innovante, elles puissent contribuer à l’intégration financière du continent africain.

Elle est longue la liste de produits financiers qui, désormais, peuvent faire leur apparition sur les deux marchés qui composent l’infrastructure d’opération de la Bourse de Maurice. Ce sont, entre autres :

-Les titres de créance émis par des agences de crédit que sont les certificats de dépôts (depositary receipts) et qui peuvent être négociés en Bourse ;

-les produits structurés (structured products) qui se réfèrent à des contrats conclus entre une institution bancaire et un investisseur selon un engagement de remboursement à une échéance bien spécifique et qui sont  également négociables sur la place boursière ;

-ces fonds de placement en valeurs mobilières que sont  les  fonds négociés en Bourse (Exchange Traded Fund) et dont les détenteurs des parts peuvent négocier celles-ci en Bourse, ou encore ces billets (Exchange-traded notes) qui sont négociables sur la place boursière et qui ont comme principales caractéristiques la capacité de reproduire la performance de plusieurs autres valeurs dont l’évolution est suivie par le biais d’un indice de marché.

Pour Mahen Seeruttun, c’est le moins que l’on puisse attendre de la Stock Exchange of Mauritius dans un secteur qui est soumis aux effets de l’évolution rapide que connaît dans son ensemble l’environnement financier global, lui-même. «Cette nouvelle plateforme de négociation des valeurs va créer les conditions devant permettre à l'écosystème de notre marché de capitaux à se libéraliser et à se moderniser davantage. Une démarche indispensable pour maintenir l’avance, le niveau de  compétitivité et la démonstration que nous avons faite de notre pertinence sur la place financière internationale. Il s’agit également d’une posture qui va permettre au centre financier mauricien de franchir un nouveau palier du processus de son évolution. Elle va désormais conférer à celui-ci, le caractère d’un environnement qui n’est pas hostile à ceux qui veulent y faire des affaires et mettre en place leur projet d’investissement. Avec cette initiative, nous avons, de toute évidence, contribué à renforcer notre position en tant qu’un centre financier en qui on peut faire confiance en raison de ses prédispositions à faciliter la réussite de tout projet d’investissement destiné aux pays du continent africain.»

Pour le ministre des Services financiers, l’initiative de la SEM est l’expression même d’une stratégie dont le principal objectif consiste «à démontrer comment nous nous sommes positionnés pour nous convaincre  que nous avons mis en place des projets de développement socio-économiques de qualité dans le but de continuer d'assurer la prospérité de notre peuple». 

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