Expulsion d’Assirvaden: des parlementaires du PTr décideront de leur position vis-à-vis du speaker

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«J’ai le sentiment que le speaker a une dent contre moi», soutient le président du PTr.

«J’ai le sentiment que le speaker a une dent contre moi», soutient le président du PTr.

Depuis la rentrée parlementaire cette année, les parlementaires du Parti travailliste (PTr) se sont démarqués des autres membres de l’opposition en adoptant une attitude considérée comme correcte vis-à-vis du speaker, Sooroojdev Phokeer. En effet, ils se mettent debout lorsque ce dernier fait son entrée dans le Parlement, de même que quand il quitte son siège. Cependant, Patrick Assirvaden, le président du PTr, ayant été expulsé pour deux semaines, la position du parti pourrait changer.

Déjà, la semaine dernière, tous les membres du parti rouge qui étaient présents au Parlement ont quitté l’Hémicycle en protestant contre l’attitude du speaker. Qu’a décidé le PTr vis-à-vis du speaker ?

Interrogé hier, Patrick Assirvaden a indiqué que les parlementaires du parti n’ont pas encore eu l’occasion de discuter de cela. Néanmoins, ajoute-t-il, ce matin, comme c’est souvent le cas, ils se rencontreront juste avant le début de la séance du jour pour prendre une décision. «Comme la dernière fois, il y a eu une majorité des membres qui a opté pour que nous nous mettions debout quand le speaker entre au Parlement et quand il le quitte. Certains n’étaient pas d’accord, mais c’est la décision de la grosse majorité qui a primé. Aujourd’hui, ce sera aussi le cas», explique-t-il.

Le président du PTr ne digère pas encore son expulsion. «J’ai le sentiment que le speaker a une dent contre moi. Pourquoi, je ne le sais pas», fait-il ressortir. Il explique qu’il avait des questions importantes concernant l’intérêt national et le speaker ne lui a pas donné l’occasion de les poser.

«Aujourd’hui, il y a une crainte parmi les petits planteurs qui livrent leurs cannes chez la sucrerie Terra. On sait que la centrale thermique utilise deux tiers de charbon et un tiers de bagasse pour la production de l’énergie. Il y a eu une rupture de contrat. Qu’est-ce qui va se passer avec la bagasse des petits planteurs, car on sait que la récolte sucrière commencera le mois prochain ?» Il se trouve que les petits planteurs du Nord sont dans l’expectative tant qu’il n’y a pas de réponse à cette question. «C’est la raison pour laquelle je voulais poser cette question au ministre Joe Lesjongard…»

Patrick Assirvaden ajoute qu’il y a deux semaines, le Premier ministre est venu avec une longue réponse sur le Slovaque Peter Uricek. «L’heure de la tranche des questions réservée au Premier ministre était longuement dépassée. Mais c’était une affaire nationale et je trouve normal que le speaker laisse le Premier ministre prendre tout son temps pour apporter des clarifications. Il a même laissé le Premier ministre répondre à une question supplémentaire alors qu’il lui avait dit que time is over.»

Dans la même logique, s’interroge le président des Rouges, «pourquoi il ne peut m’accorder une minute, sinon moins, pour poser une question d’intérêt national» ? À la place, déplore-t-il, le speaker a trouvé «un moyen de m’expulser quand je l’ai supplié de me laisser poser une question».

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