Private Notice Question: le bureau du commissaire électoral réfute des allégations de Xavier-Luc Duval

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Lors de la conférence de presse de samedi, Paul Bérenger a dit ne pas comprendre pourquoi le bureau du commissaire électoral a jugé bon d’émettre un communiqué – «une diarrhée verbale» – à la suite de la Private Notice Question (PNQ) de Xavier-Luc Duval. Pour lui, Irfan Rahman aurait pu inviter le leader de l’opposition à en discuter.

Le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) voulait aussi savoir qui a rédigé ce communiqué du bureau du Commissaire électoral. Irfan Rahman y réfute surtout deux allégations du leader de l’opposition. Il dément que son bureau et celui de l’Electoral Supervisory Commission (ESC) auraient acquis le logiciel Social Media Analytics Cloud ou qu’ils utilisent un tel logiciel qui ressemblerait, avait dit Xavier Duval, à celui utilisé par Cambridge Analytica.

Le communiqué émis vendredi précise également que les données recueillies à la suite du recensement sont stockées sur des serveurs qui se trouvent à son bureau, dont l’accès n’est réservé qu’aux employés du bureau du commissaire électoral. Il ajoute cependant qu’une copie du fichier finalisé est transmise au Government Online Centre qui, selon son site Web, «… is managed by the National Computer Board (NCB) and located on the 5th floor of the Ebene CyberTower».

Le communiqué reconnaît que les lois sur la tenue des élections, l’enregistrement des électeurs et le droit de vote datent de 1958. Bref, il semble d’accord avec le leader de l’opposition que ces lois sont plutôt vieillottes. Mais il renvoie la balle au Parlement, contrôlé par le gouvernement : «Tout changement législatif ou constitutionnel est toutefois du seul ressort de notre Assemblée nationale.»

Cependant, Irfan Rahman ne dit pas s’il a proposé la modernisation de ces lois. Ce qu’il dit, c’est que les «canvassers» n’appellent pas l’électeur deux fois mais dans certains cas «cinq à six fois». Mais il ne précise pas si, en cas d’échec, le canvasseur laisse un message à la boutique du coin.

Irfan Rahman a aussi jugé bon de défendre ses fonctionnaires dont le travail serait, selon lui, «dénigré, caricaturé, ridiculisé» par le leader de l’opposition. Or, en fait, celui-ci s’en était pris, lors de la PNQ et sa conférence de presse de mardi, plutôt aux procédures et lois existantes, et pas aux employés. Duval a même déclaré que les canvasseurs n’ont que 17 jours pour inscrire les électeurs. À quoi Irfan Raman rétorque que ce court délai de deux semaines a toujours été en vigueur. Le leader de l’opposition avait toutefois parlé de l’expérience des «canvassers» qui baisse d’année en année.

Étrangers pas au registre

Concernant le vote des étrangers, Irfan Raman relativise en affirmant que seuls un millier d’entre eux s’enregistrent et votent aux élections. Encore une fois, il ne fait aucune mention de quelque recommandation faite au gouvernement d’une façon ou d’une autre sur ce droit de vote qui, rappelons-le, n’est pas réciproque dans les pays d’origine de la majorité de ces étrangers qui votent à Maurice, à savoir l’Inde et le Bangladesh. Sauf au Royaume-Uni, qui est le centre même du Commonwealth.

Le bureau du commissaire électoral a tenu à souligner – on ne sait trop pourquoi – qu’«aucune des pétitions électorales […] n’invoque ce motif pour demander un recomptage ou l’invalidation d’une élection». Tout en ajoutant qu’aucune preuve n’a été apportée jusqu’ici pour de démontrer que des citoyens du Commonwealth «qui ne figuraient pas sur le registre électoral ont pu voter lors du scrutin de 2019».

Encore une fois, on ne comprend pas trop la raison pour laquelle Irfan Rahman a soulevé ce point. Le leader de l’opposition n’a jamais fait état de votes d’étrangers dont le nom ne figure pas au registre électoral. Bien qu’il ait affirmé que le fort contingent de travailleurs étrangers peut faire la différence, vu le faible écart entre les candidats lors des dernières élections surtout. Il est vrai que Xavier Duval a parlé de 30 000 à 40 000 travailleurs étrangers du Commonwealth qui sont vulnérables. Question : 1 000 sur 30 000, le sont-ils moins ?

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