Responsables scolaires: prendre des décisions pour combler les écarts de réussite

Avec le soutien de
Le 17 mai, Stéphanie Chitpin, de l’Université d’Ottawa, a animé un atelier de travail avec des recteurs des collèges privés dans le cadre d’une étude internationale.

Le 17 mai, Stéphanie Chitpin, de l’Université d’Ottawa, a animé un atelier de travail avec des recteurs des collèges privés dans le cadre d’une étude internationale.

De passage à Maurice jusqu’au 30 mai, Stéphanie Chitpin, professeure en leadership à la faculté d’éducation à l’Université d’Ottawa, au Canada, procède à une recherche internationale. Celle-ci vise à explorer le rôle des directeurs scolaires pour combler les écarts de réussite au sein des populations estudiantines. Elle a démarré cette étude avec des ateliers de travail ciblés.

«Comme stipulé par Hallinger et Heck en 2010, les responsables scolaires travaillent dans des environnements décisionnels opérationnels complexes et à multiples facettes. Mon ouvrage, Understanding Decision-making in Educational Contexts, fait justement un constat direct du leadership scolaire, traitant de ce que nous enseignons et apprenons, ce que nous savons déjà, ce que nous découvrons et la manière dont les chefs d’établissement prennent des décisions fort des événements spécifiques dans les écoles», déclare la Dr Stéphanie Chitpin.

D’où l’importance d’explorer leur rôle dans le milieu scolaire, en vue de maximiser la réussite scolaire des élèves.

La professeure en leadership a entamé sa recherche à Maurice depuis le 17 mai avec un premier atelier de travail pour des recteurs de collèges gérés par le Service diocésain de l’Education catholique (SeDEC), et d’autres établissements éducatifs privés. Est aussi prévu un autre workshop aujourd’hui pour des responsables scolaires du primaire du SeDEC. Cette étude scientifique s’étend également à d’autres pays dont le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie et Hong-Kong. «L’objectif principal est d’analyser comment les directeurs d’école contribuent à combler les écarts de réussite des diverses populations estudiantines de Maurice. Lors des ateliers de travail, nous nous focalisons sur les principes pour une réussite équitable. Pour cela, nous introduisons les responsables scolaires à l’Objective Knowledge Growth Framework basé sur les fondements de sir Karl Popper», nous a-t-elle déclaré.

Ce cadre agit comme un outil permettant à ces derniers d’articuler, de communiquer et de remettre en question leurs propres connaissances et compétences, et ce faisant, de trouver l’essence de ce qui les motive en tant que leaders. Bien que la prise de décisions soit une activité centrale pour les chefs d’établissement dans l’apprentissage des élèves, Stéphanie Chitpin estime que relativement peu d’attention a été accordée aux modèles mentaux qui sous-tendent ces processus de prise de décisions dans la résolution de problèmes. «Ce sont des temps très difficiles pour les responsables de l’éducation, en particulier dans la période post-pandémique. Ils ont besoin de toutes les informations disponibles pour prendre les meilleures décisions possibles, compte tenu de leur propre contexte.»

La prise de décisions dans l’éducation n’est pas un processus unique. Le leader doit considérer son contexte afin que les effets positifs y relatifs l’emportent sur les influences négatives à l’origine des problèmes qui surviennent. «Par conséquent, un bon leadership éducatif dépend d’une prise de décisions de haute qualité.»

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x