Santé: après le paracétamol d’autres médicaments sont en rupture de stock

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Certains médicaments se font rares dans les pharmacies. Après le manque du paracétamol sur le marché, notamment de la marque Doliprane sous plusieurs formes, dû à une pénurie de matières premières, d’autres médicaments ne sont plus disponibles en raison de problèmes au niveau des importations, comme le manque de matières premières à la source ou encore le retard des bateaux. 

Un importateur et propriétaire de pharmacie fait ressortir que la pénurie concerne les médicaments les plus demandés et pédiatriques, notamment les suppositoires et les sirops, les médicaments contre le vomissement, les antibiotiques pour les enfants. Alors qu’il n’y a pas autant d’alternatives comme pour les médicaments pour adultes. Les gouttes pour les yeux également se font rares. 

Saroar Arshad, pharmacien, nous déclare que le manque au niveau du paracétamol dure toujours ainsi que les médicaments pour le traitement des comorbidités. «Il y a des médicaments dont la quantité est limitée, notamment certains antibiotiques. D’autres sont en rupture de stock comme certains médicaments pour l’hypertension. Alors que pour certains de ces médicaments il y a des alternatives, pour d’autres il n’y en a pas. Dans ce cas, le médecin doit changer le traitement. (…) Il y a un manque de visibilité concernant les prochaines cargaisons.» Il fait ressortir que face à ce problème, les médecins travaillent en étroite collaboration avec les pharmacies, au quotidien, pour s’enquérir de la disponibilité des médicaments à prescrire. 

Pour Siddick Khodabaccus, président de l’Union des pharmaciens, la situation n’est pas alarmante. Il assure que les ruptures ne dureront que quelques jours en raison des problèmes au niveau de l’importation. Si pour le paracétamol il y a des alternatives, soit plus de cinq variétés sur le marché, ce n’est pas le cas pour d’autres médicaments tels que les antibiotiques, dit-il. Il fait ressortir que c’est la raison pour laquelle il faut autoriser le «parallel import», soit permettre l’importation des mêmes médicaments d’autres laboratoires. Cela, selon lui, pourrait éviter une rupture de stock et permettre d’avoir des médicaments à meilleur prix.

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