Dans la presse du… 12 avril 1985: la JSS de la rue Justice cède la place à Renganaden Seeneevassen SSS

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La Junior Secondary School de la rue Justice, Port-Louis, a été rebaptisée Renganaden Seeneevassen State Secondary School, le 11 avril 1985, par le Premier ministre, en présence du ministre de l’Éducation, rapporte l’express le lendemain. La cérémonie a eu lieu en présence du gouverneur général, de M. Jérôme Boulle, adjoint-maire de la capitale, et des membres du corps diplomatique.

Le Premier ministre et le ministre de l’Éducation ont rendu un vibrant hommage à feu Renganaden Seeneevassen pour sa contribution au domaine de l’éducation. Le ministre de l’Éducation estime qu’il ne fait pas de doute que les idéaux de justice sociale et d’égalité prônés par le défunt tribun ont inspiré pas mal de Mauriciens.

Renganaden Seeneevassen habitait près de cette institution qui porte actuellement son nom. Il a été le premier ministre de l’Éducation mauricien.

Le Premier ministre a mis l’accent sur les efforts déployés par Renganaden Seeneevassen pour améliorer les conditions de vie des Mauriciens. Il a été, a ajouté le Premier ministre, un grand patriote, un socialiste et un des fils les plus illustres de l’île Maurice.

Des membres de la famille de Renganaden Seeneevassen, dont son fils Rajen, assistaient à la cérémonie.

Environ 500 élèves fréquentent cet établissement.

4 avril 1975 : Le Lions Club crée une banque d’yeux

L’express du vendredi 4 avril 1975 indique que le Lions Club de Port-Louis a mis sur pied une banque d’yeux et a commencé depuis la veille une campagne de sensibilisation pour encourager les Mauriciens à faire don de leurs yeux à cette banque. Pour le moment dans l’impossibilité de s’approvisionner localement en cornées humaines, le Lions Club s’est assuré une source d’approvisionnement en cornées humaines à travers le Lions Club de Sri Lanka qui gère la banque internationale d’yeux.

Les premières cornées ont déjà été reçues par le Lions Club qui les a remises à l’hôpital de Moka où les chirurgiens ont effectué les greffes. Des dispositions ont été prises pour que deux paires de cornées soient envoyées toutes les trois semaines. Étant donné que les greffes doivent s’effectuer dans les plus brefs délais, le Lions Club, après avoir étudié les moyens de transport plus rapides, a décidé de confier ce fret aérien à Air India et à Air Mauritius qui offrent pour le moment les liaisons les plus rapides entre Sri Lanka et Maurice.

Lors d’une conférence de presse jeudi, le président des Lions, M. Philippe Hein, qui avait à ses côtés MM. Gaëtan Serret, Pierre de Gersigny et les Drs V. Pillay et A. Malleck, a attiré l’attention sur l’importance d’une banque d’yeux. «Nous sommes conscients qu’il y a à Maurice des cas de perte de vision qui nécessitent des greffes de la cornée et les Lions n’ont pas manqué dès la première heure de se pencher sur ce problème particulièrement en aidant à soulager ceux qui souffrent de blessures et de maladies de la cornée. Notre association est reconnue dans le monde comme occupant une position de premier plan dans le domaine de la préservation de la vue et des œuvres en faveur des aveugles», a déclaré M. Hein.

Le Dr Pillay, spécialiste en ophtalmologie responsable du centre ophtalmologique de Moka, a fait ressortir qu’il y a en ce moment une trentaine de personnes qui attendent des greffes de la cornée pour retrouver la vision. Et encore, a-t-il fait remarquer, ce n’est pas le chiffre réel, car nombre de personnes n’étant pas au courant que des greffes de la cornée sont possibles ne viennent pas à l’hôpital.

«Mais il nous faut absolument une banque d’yeux car ce ne sera pas toujours commode de faire venir des cornées du Sri Lanka. Il faut que nous atteignions le point de l’autosuffisance et pour cela nous comptons sur les Mauriciens», a déclaré le Dr Pillay. Il est à noter qu’au cours des sept dernières années, une dizaine de greffes de la cornée ont été effectuées et que les opérés se portent bien.

Jusqu’à présent, une cinquantaine de Mauriciens ont accepté de faire don de leurs yeux à la banque d’yeux. «Mais ce n’est pas suffisant», a prévenu le Dr Pillay. Et M. Pierre de Gersigny, pour effacer les réticences contre le don des yeux après la mort, a affirmé : «Nul n’est à l’abri de la cécité. Il serait bon de penser qu’après sa mort, une partie de soi serve à quelqu’un d’autre.»

Il a fait ressortir que toutes les religions ont approuvé cette œuvre humanitaire et que le sexe, la couleur ou la religion n’importent pas. «Les yeux des personnes de tout âge peuvent être utilisés. Après la mort, les yeux sont prélevés des corps des personnes qui en ont généreusement autorisé leur utilisation par des spécialistes qui les greffent rapidement sur des personnes souffrantes. Compte tenu de la détérioration rapide de la cornée après la mort, il est essentiel que la banque d’yeux soit avertie le plus tôt possible, dans la demi-heure qui suit la mort», a précisé M. De Gersigny. Les personnes intéressées doivent remplir un formulaire disponible à la banque d’yeux des Lions, à l’hôpital de Moka.

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