Demandes rejetées: les entrepreneurs appellent à plus de flexibilité pour les prêts

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Si certains entrepreneurs sont heureux que leurs demandes de prêts à la DBM ont été approuvées, d’autres sont toujours dans la peine.

Si certains entrepreneurs sont heureux que leurs demandes de prêts à la DBM ont été approuvées, d’autres sont toujours dans la peine.

Batsirai Rehabilitation Scheme. C’est un nouveau plan d’aide que met en place la Development Bank of Mauritius (DBM), en proposant des prêts allant jusqu’à Rs 500 000 aux planteurs avec un taux d’intérêt de 1 % et un remboursement sur une période de quatre ans avec un moratoire de 12 mois. Comme celui-ci, d’autres programmes ont été mis en place pour les entrepreneurs en difficulté en raison du Covid-19.

Bien que la demande de certains entrepreneurs pour ces prêts ait été approuvée, d’autres sont toujours en attente ou ont été rejetées, ce qui fait que des entrepreneurs sont toujours sans soutien. Ces problèmes sont décriés collectivement ou à titre individuel. Faisant un bilan des deux années pour poursuivre la nouvelle année, les entrepreneurs se font entendre comme ils le peuvent.

Maya Sewnath, la présidente de la SME Chamber, fait ressortir les longues procédures et les demandes rejetées ont tou- jours été décriées. «À chaque fois qu’on donne des schemes, certains entrepreneurs rentrent de la banque découragés en raison des critères. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle la SME Chamber agit comme facilitateur. Les entrepreneurs respectent les paiements comme la taxe, entre autres, et contribuent à l’économie. Il faut avoir un scheme convenable avec des critères flexibles, particulièrement en cette période de Covid-19, pour les aider à se relever.»

Elle avance qu’il faut comprendre qu’il y a eu deux années difficiles et qu’on ne peut pas mettre tous les entrepreneurs dans le même panier. Certains ont peut-être besoin d’un «grant», ou de beaucoup plus de flexibilité pour les prêts.

Dettes et pertes

Stéphane Maurymoothoo, le président de la Platform Ti Travayer et porte-parole des «self-employed», abonde dans le même sens. «Les self-employed travaillent dans plusieurs secteurs. Faisant face à différents types de problèmes, chaque secteur a besoin d’un apport différent. Au vu de leur situation, beaucoup sont dans l’incapacité d’avoir un prêt et sont en difficulté et restent sans assistance.» Il maintient qu’il a considéré tous les secteurs, par exemple les «self-employed» travaillant dans la construction, et qu’il n’y a pas que les pêcheurs ou les planteurs qui sont affectés par le mauvais temps. Selon notre interlocuteur, «il faut être à l’écoute des entrepreneurs et comprendre le problème pour leur apporter le soutien approprié»

En vue de la nouvelle me- sure pour les planteurs, Kreepalloo Sunghoon, le président de la Small Planters Association, craint la même chose. Il constate que beaucoup de planteurs sont déjà endettés et n’arrivent pas à honorer leurs dettes existantes et sont dans l’incapacité de prendre davantage de prêts. Depuis que Maurice est frappé par le Covid-19, dit-il, comme les autres entrepreneurs, les agriculteurs ont fait pas mal de pertes. Ce, en raison des vols, des restrictions sanitaires, entre autres. Certains se sont endettés, d’autres louant des terrains ne peuvent pas avoir de prêts… La décision est bonne mais il faut bien considérer l’introduction de la nouvelle aide et la capacité de remboursement des emprunteurs. Soit, définir une stratégie d’assistance.

«Endetté, incapable de remboursement, trop âgé… Donc, pas de prêt. Il faut revoir les critères pour donner un vrai soutien», insiste Maya Sewnath. Par ailleurs, nous avons contacté la DBM pour avoir des éclaircissements, nous sommes en attente d’une réponse..

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