Au centre Caritas Lakaz Lespwar (Solitude): une équipe bénévole pour des soins médicaux de base à domicile

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Le centre Caritas Lakaz Lespwar (Solitude) est un projet de développement communautaire qui comprend plusieurs services d’aide et d’accompagnement à des personnes en situation vulnérable.

Le centre Caritas Lakaz Lespwar (Solitude) est un projet de développement communautaire qui comprend plusieurs services d’aide et d’accompagnement à des personnes en situation vulnérable.

Trois  fois par semaine, une petite équipe de bénévoles menée par Géraldine Strumia, une Française infirmière à domicile venue s’installer à Maurice depuis l’an dernier, rend visite à des bénéficiaires de Caritas Lakaz Lespwar (Solitude) pour des soins médicaux de base à domicile. Géraldine Strumia connaît bien l’île Maurice pour y être venue plusieurs fois déjà. L’année dernière, elle revient poser bagages ici et décide de donner de son temps et de proposer ses services bénévolement dans une association.

Après quelques recherches, elle tombe sur le centre Caritas Lakaz Lespwar (Solitude) et rencontre Christiane Pasnin, la coordinatrice. Cette dernière lui présente les différents services d’accompagnement que propose le centre aux personnes en situation vulnérable du village de Solitude. Conquise et ayant eu «un bon feeling» de cette rencontre avec Christiane, c’est là que Géraldine Strumia choisit de s’embarquer.

Sous cet espace, les services semblent toucher à plusieurs aspects importants de développement communautaire – un jardin communautaire, une boutique alimentaire, une boutique solidaire, un centre d’éveil pour les tout-petits, des services psychologiques, mais «il n’y avait pas de services santé», souligne-t-elle. Aussi, depuis juin dernier, elle met en place, avec l’aide de Christiane Pasnin, le service santé, qui commence par des visites à domiciles de personnes malades. «Je remarque dès le début que pour beaucoup, il s’agissait de personnes qui souffraient alors que des solutions très simples existaient. Par exemple dans le cas d’une dame en particulier, il lui suffisait, entre autres, de porter des bas de contention.»

Une de ses premières observations est que les gens suivaient la médication indiquée à l’hôpital sans réellement savoir ce qu’ils prenaient. «J’ai tenu à leur faire comprendre qu’ils étaient responsables de leur santé et qu’il était important qu’ils comprennent la pathologie, afin de mieux comprendre le traitement à prendre et y adhérer.»

Géraldine Strumia les accompagne à l’hôpital et les incite à poser des questions, à être plus actifs dans leur auto-prise en charge. «Notre but : les amener à devenir autonomes dans la prise du traitement et dans leur prise en charge. Dans cet accompagnement que nous proposons, il y a avec moi trois personnes du quartier que j’ai formé à de petits gestes médicaux, comme prendre la tension» Si besoin, l’avis d’un médecin, lui aussi bénévole, est sollicité et celuici se déplace également à domicile. «Le service santé travaille aussi étroitement avec une psychologue, une psychothérapeute et une coach de vie, toutes bénévoles

Car, au fur et à mesure, Géraldine Strumia commence à comprendre le contexte socio-économique dans lequel vivent les personnes rencontrées. «C’est la particularité des soins à domicile. Si on va au-delà des murs d’une clinique ou d’un centre hospitalier et qu’on commence à entrer chez les gens, on entre dans leurs vies et on touche aussi à l’aspect social qui les entoure», indique-t-elle. Au cœur des maisons et dans les foyers, on découvre d’autres problèmes, explique l’infirmière à domicile ; et l’on arrive à comprendre le contexte de la prise en charge médicale, souvent impactée par des enjeux psycho-sociaux.

Géraldine Strumia pense déjà plus loin. «Les visites pour les soins médicaux se font trois fois la semaine, et les deux jours restants, on travaille avec des jeunes dépendant aux drogues, en collaboration avec le Centre d’Accueil de Terre Rouge (CATR), ONG qui gère des programmes de réinsertion et réhabilitation pour des personnes dépendantes aux drogues.»

Pour contacter et en savoir plus sur Caritas Lakaz Lespwar (Solitude), faites le 261-6277, ou visitez son profil ACTogether (section «Trouver une ONG») : http://www.actogether.mu/fr/trouver-uneong/lakaz-lespwar-caritas-solitude

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