Hippisme – Saison 2022 | MTCSL: incertitude autour de sa licence de «racing organiser»

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Alors que les chevaux ont commencé l’entraînement, l’organisateur des courses se pose encore des questions sur l’octroi de sa licence.

Alors que les chevaux ont commencé l’entraînement, l’organisateur des courses se pose encore des questions sur l’octroi de sa licence.

La Mauritius Turf Club and Leisure Ltd a subi de grosses pertes lors de la dernière saison, une situation qui pourrait la rendre inéligible à une licence d’organisateur de courses cette année.

La Mauritius Turf Club Sports & Leisure Ltd (MTCSL) se voit dans l’obligation de revoir sa copie après la vaine tentative de transférer des dettes d’opération à son actionnaire, le Mauritius Turf Club (MTC). En effet, l’organisateur des courses, en tant qu’entité publique, doit faire preuve de solvabilité en conformité avec la Companies Act pour pouvoir être éligible à l’obtention d’une licence de la Horse Racing Division (HRD).

Autant reconnaître que la passation des prérogatives, après la promulgation du Finance Bill, entre le MTC et la HRD, a manqué, jusqu’ici, de souplesse. Outre l’incertitude autour du fonctionnement de la nouvellement créée HRD, avec à sa tête l’Australien Wayne Wood, et les sessions de travail qui tardent à venir entre la HRD et la MTCSL, à quelques mois du coup d’envoi de la saison, il se pourrait que la MTCSL n’ait tout simplement pas sa licence de «racing organiser». Cela, faute de pouvoir afficher des comptes solvables.

Si, dans un premier temps, le management de la MTCSL était d’avis qu’un «shareholder loan» allait pouvoir régler l’affaire, chose qui serait toujours d’actualité, il s’avère désormais qu’un professionnel en la matière se penchera sur ce dossier financier très épineux avant de décider de la marche à suivre.

La MTCSL veut se montrer très prudente dans la gestion de ce dossier, même si elle est déterminée à trouver une sortie de crise et garantir un début de saison sans accroc malgré des pertes qui s’élèvent à plus de Rs 60 millions. Pour rappel, une tentative de faire passer les coûts d’opération pour la période de janvier à avril 2021 sur les comptes du MTC, histoire de ne pas afficher un bilan aussi désastreux, et ainsi ne pas hypothéquer le début de saison, s’est vu opposer une fin de non-recevoir du MTC, dont Jean-Michel Giraud est le président.

La MTCSL, si elle obtient sa licence, espère que 2022 sera différente sur le plan comptable car avec l’entrée en opération de la HRD, cela devrait impacter ses «fixed costs», qui pourraient alors être revus à la baisse. «Contrairement aux années précédentes, des millions vont demeurer dans les comptes du MTCSL en 2022», fait-on comprendre.

À la MTCSL, on attribue le mauvais bilan financier à la situation difficile tant sur le plan économique que sanitaire. «Certaines décisions, notamment sur la réallocation de ces coûts, auraient pu être prises pour éviter cette situation dans laquelle se trouve la MTCSL et surtout pour assurer la sécurité des employés et de toute l’industrie.»

Par ailleurs, si l’absence d’une ligne de communication permanente entre la GRA et la MTCSL n’arrangeait guère les choses à l’issue de la saison 2021, les demandes répétées de l’organisateur des courses, depuis le 21 décembre 2021, pour une rencontre avec la GRA, et maintenant la HRD, suite à la promulgation de loi le 21 janvier, a enfin reçu une réponse favorable. Celle-ci est tombée le 21 janvier, date à laquelle la HRD a officiellement pris le relais. Une rencontre entre la HRD et le management de la MTCSL est prévue incessamment. C’est Jérôme Tuckmansing, délégué par le board, qui mènera les premières discussions avec la HRD.

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