Street Dance Battle à Batterie-Cassée: Poire, Limon & Co, les danseurs ont la pêche

Avec le soutien de
Bondy Callabriyen Charlette, 32 ans, Joseph Louis Leopold alias Limon 34 ans, Jean Luc Ritchie Rabaude alias Gro Ritchie, 19 ans et Michel Adel Cedric Jean, 23 ans.

Bondy Callabriyen Charlette, 32 ans, Joseph Louis Leopold alias Limon 34 ans, Jean Luc Ritchie Rabaude alias Gro Ritchie, 19 ans et Michel Adel Cedric Jean, 23 ans.

Les photos et vidéos ont fait le tour des réseaux sociaux. Et leur ont valu des démêlés avec la justice, puisqu’ils ont enfreint la loi en cette période de restrictions sanitaires. N’empêche, Poire, Limon, Gro Ritchie et la bande de danseurs ont l’intention de ramener leur fraise. En respectant les règles cette fois.

Ils ont été arrêtés, puis traduits devant le tribunal de Port-Louis, pour infraction à la «Quarantine Act» après une «Street Dance Battle» organisée le 13 janvier sur un terrain de basket, à Sainte-Croix. L’évènement avait attiré plus d’une cinquantaine de personnes. Depuis, ces quatre amis d’enfance envisagent de poursuivre leur passion, malgré les déboires. Rencontre.

Bondy Callabriyen Charlette, 32 ans, Joseph Louis Leopold, alias Limon, 34 ans, Jean Luc Ritchie Rabaude, alias Gro Ritchie, 19 ans, et Michel Adel Cedric Jean, 23 ans, sont originaires de Roche-Bois et Sainte-Croix et se fréquentent depuis leur enfance. Gro Ritchie et Cedric Jean ont accepté de revenir sur les évènements de ce jeudi 13 janvier. Avant tout, ils tiennent à remercier tous ceux qui les suivent sur les réseaux sociaux et qui leur ont démontré une vague de soutien depuis l’incident. «Nou pa ti pe atan ki otan dimounn pou soutenir nou...»

Pour Cedric Jean, la Street Dance battle n’était pas quelque chose de prévu, ni ne s’attendaient-ils à un tel engouement dans le quartier. «On a toujours été des passionnés de la street dance et tous les quatre, nous en pratiquons depuis que nous sommes gamins. Nou pa ti koné ki enn zour nou pou gagn problem ek lapolis akoz sa», confie le jeune homme. Actuellement à la recherche d’un emploi, il confie que le jour de la Street Dance battle, personne n’avait rien planifié. «Nou ti pe badiné nou, enn sel kout nou trouv dimounn pe komans vini.» De là, les lives, photos et vidéos ont massivement circulé sur les réseaux. Ils n’avaient donc aucune intention de tenir un rassemblement illégal. Entre-temps, des policiers du poste d’Abercrombie ont eu vent de cela et sont arrivés sur place, ce qui a forcé la foule – la plupart étaient sans masque et ne respectaient pas la distanciation physique – à se disperser.

Des projets d’avenir pour le groupe, Cedric en a plein la tête. Mais ce ne sera probablement pas le cas pour l’instant. «Nou pe travay lot enn prozé. Nous travaillons sur la création d’une page Facebook où nous allons publier nos vidéos de danse, mais la tenue d’une nouvelle battle avec un public devra attendre après le 19 avril, quand les conditions sanitaires le permettront. Après le 19 avril car nous devrons nous présenter à nouveau en cour, ce jour-là.» Il précise qu’il n’a jamais eu, avant cet incident, de démêlés avec la justice. «Tout cela pour quelques pas de danse. On voulait juste se défouler.»

Gro Ritchie, maçon de profession, explique pour sa part qu’il a eu sa notoriété au début de janvier, sur TikTok, où il postait justement ses vidéos en train de danser. «Mo pa ti pe rod popularité, mo ti pe zis fer mo passion. J’aime la danse et je le fais depuis que je suis petit avec tous mes amis de quartier.» Aujourd’hui, le principal concerné ne songe à aucune autre battle. «Nou pou dans dan lakaz mem. Pour le moment je vais concentrer mon temps libre à mes vidéos. Le virtuel.» Il tient également à préciser que c’était un évènement spontané et que rien n’avait été organisé au préalable et qu’il n’a jamais été question de paris d’argent sur la danse, comme veulent le faire croire certaines personnes sur le Net. «Zis pasion ek anvi défoulé.»

Pour appel, le 17 janvier, les quatre amis d’enfance ont comparu au tribunal et ont été relâchés contre une caution de Rs 6 000 et une reconnaissance de dette de Rs 50 000 chacun, vu qu’ils ont tous un casier judiciaire vierge. La police les avait laissés partir et une accusation provisoire n’avait été retenue contre eux. Me Rama Valayden, leur avocat, a déposé une motion devant la magistrate Shavina Jugnauth pour que les chefs d’accusation, qualifiés d’arbitraires, contre ces jeunes soient rayés, mais la police a objecté à sa demande. La magistrate a fixé une autre date pour l’affaire, le 19 avril. À la police, l’on explique que l’enquête suit son cours et que d’autres arrestations sont prévues ; il s’agirait des personnes qui s’étaient massées sur le terrain sans masque, ni distanciation physique.

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